L'arrivée de l'hiver, tout doux et tout sec qu'il soit, donne aux flux migratoires, en provenance de l'Afrique ou du Moyen Orient, un caractère de plus en plus dramatique.

Au sud, un continent, au moins ses deux tiers nord, "cherche" à vider son contenu humain en Europe

À l'est, le Moyen-Orient, en feu, exerce une pression moindre, car contenue sur place par une Turquie qui tient parole, qui respecte son contrat avec l'Europe. Sans être tari, le flux de migrants motivés, s'est réduit. Je ne jurerai pas que l'approche de la liquidation de l'État Islamique explique positivement cette réduction.

Au point de convergence de ces flux, les points faibles, parce que trop près des bases de départ, que sont l'Espagne et l'Italie, sont les enjeux d'une lutte purement européenne, entre les tenants d'une immigration totalement acceptée, au nom des idéaux de notre civilisation, et ceux qui sont effarés par ces arrivées de toutes parts. De survivants épuisés, mais au voyage bien préparé, à la destination choisie, au numéro de rue près. Et peu importent les frontières et la Manche. Là où ils doivent aller, il leur faut arriver. Ils ont payé leur voyage!

Deux bonnes raisons s'entrechoquent. Celles des "indigènes" européens, premiers occupants des territoires revendiqués, plus effarés par le culot des arrivants, que par la "bonne cause" qui les a motivés. Comble de malheur cette bonne cause, celle du prochain, est inscrite noir sur blanc dans nos textes fondateurs, et "ils" le savent bien. Nous n'avons aucun argument juste à leur opposer. Nous faire injustes est notre seule solution!

Il ne manque pas de candidats déterminés à cette "naturalisation", au sens particulier d'un retour à notre nature brute . Il faudra toute la force de notre État pour faire valoir les droits, mondialement reconnus, de ces voyageurs sans passeport et sans billet.

Notre trop bonne voisine, Angela la bien nommée, a payé le prix fort pour avoir mis en actes ses nobles sentiments. Nos propres dirigeants, en principe tenus à la même conduite, ne se hâtent pas à suivre le même chemin.Ils ne peuvent pas aller plus loin, en paroles, et, bien sûr, en actes. Notre Président , hier, faisait gravement la leçon à une postulante à l'accueil. Qui n'était pas ébranlée, malgré l'autorité supposée de son interlocuteur.

En fait, c'est toute l'Europe, d'Est en Ouest, du Nord au Sud, surtout, qui est concernée, et dont les peuples se divisent et s'engueulent.*

Comment cela finira-t-il? Mal, probablement. Très mal? Peut-être pas. L'Europe a maintenant une réserve de raison.

Mais pour combien de temps?

Sceptique

* Il n'y a, bien sûr, aucun risque d'assister, à brève échéance au remplacement de la population européenne par ce flux d'immigrés non européens. Il n'a pas encore atteint 1% de la population de l'Europe. Mais il pose un problème d'intégration, là où sévit le chômage, et, surtout, le phénomène a des réserves, n'est pas près de se tarir, cer le différentiel de développement entre le lieu de départ et celui d'arrivée est énorme.