Vu parmi les extraits de presse qui circulent sur le web ce matin: Le concours de l'ENA parviendra-t-il à produire une parité des résultats?

C'est apparemment le souhait de la nouvelle majorité. On en reconnait l'inspiration, présidentielle. "On" croise les doigts pour que les candidats et les candidates soient en nombre égal, mais cela peut-il suffire? Un résultat, conforme à l'idéal, serait au contraire suspect, et attaquable.

Une parité "fabriquée" par des manipulations des notes, à l'oral, ou au stade des corrections, serait un tournant dangereux, qui ne tarderait pas à susciter des révoltes....de mères! Elles sont encore fières d'avoir des fils, et soutiennent leur place dans la société. 

L'égalité des chances est précieuse, mais elle ne comporte pas une obligation de résultats. Les fonctions à haut niveau de responsabilité ne peuvent supporter une dose de préférence fondée sur le genre. 

On critique la combativité des hommes, leur instinct dominateur, leur sentiment de "droit à", mais corriger ces défauts par un "numerus clausus", même de 50%, ne passerait pas, même au niveau de la masculinité "ordinaire".

Est il possible de déceler le genre du candidat, ou de la candidate, à partir de l'écriture? Je pense que oui, avec une bonne chance. 

Les inclinations "naturelles" ont un effet sur les intérêts et les choix d'études appropriées. Même encore de nos jours, les études "scientifiques" attirent nettement plus les garçons que les filles.

Il faut contrer la nature, corriger ses effets subtils, comme le déficit de combativité, de défense de ses droits, facteurs essentiels de la discrimination dans notre société, mais "en amont", pendant la période des études, et non, "en aval", en manipulant les résultats des concours. Les faits de culture accompagnent, amplifient, les faits de nature. La correction des effets négatifs est un bienfait pour celles qui vont les subir, mais ce n'est pas à ce niveau de développement qu'il faut intervenir. Et il est possible de rencontrer une résistance, ferme, qu'il faut alors respecter. Il s'agit de droits, non de devoirs. Chaque femme a le droit d'être comme il lui plait.

À la fin, c'est le classement résultant des corrections et des notations des épreuves qui doit être reconnu, et annoncé tel qu'il est. C'est l'intérêt de la société, qui n'a pas besoin d'un "casus belli" de plus.

Sceptique