Pour la deuxième fois en quelques mois, un "bug informatique", comme on dit quand on veut paraitre informé, a paralysé le trafic ferroviaire, en partance ou à destination de cette gare qui dessert tout l'ouest de la France, de la Bretagne jusqu'aux Pyrénées.

Je ne sais pas comment ça se passe sur les autres réseaux ferrés de l'Europe continentale. Leur publicité ou les récits de leurs déboires ne sautent pas les frontières. 

Nous apprenions à l'école que nous avions le meilleur et le plus ponctuel des réseaux ferroviaires, et cette conviction a fait de nous les plus grincheux des voyageurs. Avec raisons, je précise.

Ces pannes, en tous cas, et en tout cas, ne sont d'abord pas immédiatement localisables, et jamais immédiatement réparables. Aucun système de signalisation ou d'aiguillages n'a ses commandes doublées. Il ne faut pas vexer ses ingénieurs, tous polytechniciens.

Cela fait quelques années que l'usage du train est une loterie, dont le gros lot n'est qu'une arrivée à l'heure.

Mais, "on" nous le rappelle de divers côtés, c'est, ce sera, à prendre ou à laisser. Revenir à la SNCF d'avant guerre n'est qu'un rêve*.

Sceptique

*anti-syndical!