Les désastres qui frappent la Californie, riche, peuplée, et très travaillée, sont, bien sûr, mis sur le compte d'un réchauffement climatique, dont l'humanité serait totalement responsable, par ses activités diverses, dévoratrices d'énergie, et chargeant notre atmosphère en CO2, gaz à effet de serre (faible).

Mais le réchauffement du climat, non discutable, est lui même un activateur, global, des activités biologiques, et, donc, d'une décharge augmentée et multicentrique de CO2, et également de la fourniture de l'atmosphère en vapeur d'eau, bien meilleur gaz à effet de serre que le CO2.

Dans les zones humides, le CO2 est absorbé par la végétation, qui augmente sa masse. Augmentation qui ne semble intéresser personne. De plus, la végétation équatoriale, surtout, est rarement en condition de brûler et de re-larguer le CO2 stocké . Elle est plutôt productrice de méthane, bon gaz à effet de serre.

Quelles sont les parts des activités humaines et des activités biologiques naturelles dans l'élévation de la température moyenne de notre terre, et la modification visible et mesurable des climats des zones tempérées? C'est un casus belli potentiel.

Les températures moyennes des zones tempérées n'ont pas encore rattrapé celles de l'optimum médiéval, qui permettait la culture de la vigne, à une latitude, en Europe, bien plus élevée qu'elle l'est encore, au bout d'un siècle de réchauffement.

Le refroidissement rapide constaté à partir des années 1500, appelé par les climatologues "petit âge glaciaire", a fait reculer la limite nord de la culture de la vigne de plus de cent kilomètres, englobant la région de Paris. 

La marche du réchauffement s'est accompagnée d'une remontée de cette limite, toujours orientée sud-ouest-nord-Est, maintenant au Nord de Paris, sur des terres bien ensoleillées, mais les "vins" produits ne risquent pas de faire de la concurrence aux productions viticoles réputées depuis des siècles.

Ce dont on peut être sûr, c'est que le refroidissement du climat à partir du seizième siècle a été "naturel", et catastrophique pour les hommes concernés. Une colonie scandinave, installée au sud  du Groënland a été subitement coupée de sa base européenne par le développement de la banquise, et affamée par l'anéantissement des cultures importées de l'Europe, pourtant nordique.

On ne voit pas, non plus, comment l'homme préhistorique aurait pu contribuer à la déglaciation de toute cette région, quelques millénaires auparavant. La terre a connu des changements climatiques dans les deux sens, pour des raisons non élucidées, mais totalement "naturelles".

Vouloir infléchir ce réchauffement en pesant, négativement, sur les activités humaines, qui ont permis sa prolifération, puis l'ont suivie "à la culotte", jusqu'au renversement médiéval, me semble vain.  L'adaptation de l'habitat, déjà entrepris, reste lent, car l'habitat a une forte empreinte culturelle, plus rigide que les technologies, surtout sous nos climats, tels qu'ils sont en moyenne. Nous ne bâtissons pas pour dix ou vingt ans!

Dans la vie d'un homme moderne, l'âge  de bâtir se situe entre trente et cinquante ans. Les limites de cette tranche d'âge sont, collectivement, peu mobiles. La stabilité professionnelle et familiale la conditionnent, et notre époque, à cet égard, est peu favorable.

J'ai de sérieux doutes sur la capacité de l'humanité à modifier le cours du réchauffement par des actions concrètes et acceptables, dans les conditions de liberté de décision qui sont les siennes. Les candidats totalitaires offrent, bien sûr, leurs services. Les accepter serait un pari dangereux.

Aux jeunes générations de choisir, le plus raisonnablement possible.

Sceptique