Emmanuel Macron a promis de prendre une décision sur cette affaire, que d'aucuns considèrent comme un "casus belli". 

La lande qui devait se transformer en un aéroport international, remplaçant celui qui existe à Nantes, trop juste, et excessif en nuisances, a été occupée par une troupe d'opposants déterminés, contestant le droit des nantais de se pourvoir de cette porte sur le monde.

Entre quelques précieuses "niches écologiques" d'animaux divers, et d'humains conservateurs, voulant rester sur des terres vendues et payées, il y a de quoi faire pour un allié qui s'est proclamé "zadiste"(zone à défendre"), rassemblant des individus engagés dans la défense de la nature brute, contre l'homme moderne qui prétend la soumettre à ses besoins, "artificiels".

Il est évident que l'homme n'est pas un oiseau, que dès Clément Ader et quelques autres, son désir de voler ne pouvait être que délirant. Il y est arrivé, au delà de toute espérance, mais, heureusement pensent les zadistes, le combat pour le faire aterrir et se contenter du plancher des vaches, est désormais engagé. 
Il me semble qu'autour de notre terre, il y a à chaque instant 80.000 vols d'avions commerciaux en cours. Du pain sur la planche!

Il y a eu, assez récemment encore, l'espoir sérieux de voir anéantie cette pratique, par l'épuisement du kérosène. Hélas, tous les jours, on en trouve, qui permet de repousser le "peak oil" annoncé urbi et orbi.

Ceux qui font commerce de ballader les humains dans le ciel ne manifestent aucune inquiétude, et commandent des gros porteurs (mais pas trop), pour satisfaire une clientèle, encore au berceau. On m'objectera qur l'homme ment comme il respire, depuis toujours, et pour toujours.

D'aucuns attendent qu'il prenne la vérité en pleine figure. D'autres voudraient réduire le délai, de quelques années à quelques mois. Les zadistes de N.D.D.L. sont là pour ça.

Leur mobilisation à l'annonce d'une décision annoncée par le Président de la République, à la suite d'une nouvelle consultation des experts, a ravivé la grogne des opposants, décidés à s'opposer à la réalisation d'un projet, "bouclé" jusqu'au dernier mètre cube de béton.

Le préalable sera d'évacuer la zone de tous les ennemis du projet. Les responsables des forces de l'ordre en tremblent déjà. Ils en ont déjà tellement vu!

La fin lamentable des révolutions industrielles a été annoncée et préparée dès le premier lingot d'acier. Constatant qu'elle tarde à arriver, les hommes lucides veulent passer aux actes pour faire table rase, revenir au bon vieux temps*. Ils sont déjà , en nombre, sur place, ils passeront aux actes dès qu'il y aura motif. Comme un "feu vert" du Président Macron.

Exceptionnellement, sur cette cause, il hésite. Partagé entre sa responsabilité de chef de l'état, veillant sur le bien être de ses mandants, et celui, attrapé au vol, de la planète, qui gémit,* face aux demandes exorbitantes des hommes.

Les satisfaire, c'est parjurer. Les négliger, c'est manquer à son serment politique, de gouverner la France pour le bien-être, la prospérité, les libertés, de ses habitants. Quel que soit leur vote.

Les français l'ont chargé de s'occuper d'eux, pas des grenouilles! Recommandées, elles, par les zadistes,  sur les dents.

Ces derniers sont tellement déterminés, à mener une vraie résistance, voire un vraie guerre, que les responsables du maintien de l'ordre craignent d'être débordés, de ne pouvoir contrôler leurs troupes, assaillies et poussées à bout.

Les "écolos" ont fait un pari: que le Président, n'oublie pas ses sentiments. Qu'il soit écolo avant d'être président, qu'il choisisse les grenouilles de NDDL, avant les nantais.

Le problème, de taille, c'est qu'il lui reste quatre ans et demi de mandat à accomplir, qu'un mauvais choix lui ferait perdre la confiance de sa majorité, son autorité sur les autres serviteurs de l'ÉTAT.

Les uns voudraient qu'il soit faible, les autres qu'il soit fort. Pour qui? Pour quoi? Il ne devra pas se tromper!

Sceptique

* "On" l'entend gémir, mais, en fait, c'est "on" qui gémit. Il est sûr que la possessivité de notre espèce sur la planète, qu'elle est seule à connaître sous toutes ses dimensions, des plus grandes et plus petites, est devenue un "casus belli" de plus. Chacun voit la paix à sa porte. Et exige la soumission de tous les autres!