Selon une journaliste s'exprimant sur LCI, il y a quelques heures, le dégagisme (pour les autres) serait la pièce maitresse de tout projet politique.

C'est évident, au moins dans l'intimité. La pensée politique est auto-centrée, la présence d'autres est une concession à la réalité.

La démocratie définit les conditions de la partie de chaises musicales. Son tempo est "lento". Sa musique est ennuyeuse. Les solistes,virtuoses, trépignent d'impatience.

Quand ils n'en peuvent plus, ils se saisissent de leur instrument, et jouent "dé-ga-gez" sur une note, répétée, prestissimo."do do do", "ré,ré ré"....etc

Cette évolution est récente. J'oserai dire qu'elle a conclu le quinquennat de François Hollande. Elle n'a pas concerné que lui, mais au contraire, elle a enveloppé tous ceux qui se réclament de cet art, ou de ce métier.

Il faut dire que sa déclaration de renoncement a ouvert les inscriptions au concours de recrutement. Quand on aime la musique...

Celle la est "répétitive". Tout l'art se situe dans la capacité d'une répétition, longue, rapide,mais juste. Sans fausse note. Il y a des risques que les auditeurs n'aiment pas.

Tous les musiciens ne s'y font pas, préfèreraient une musique plus élaborée, plus savante, plus créative. Ils ne se commettent pas dans la musique dégageante, qui pousse dehors. Au sens propre.

Je me suis demandé ce que signifiait cet enthousiasme pour le dégagisme, quelques mois après le festival d'Avril-Mai. Apparemment, il n'y a rien à comprendre. C'est une passion, qui concerne les...vaincus, tout simplement.

Sceptique