Je me suis déjà exprimé sur cette question, il y a quelques années, en condamnant la position prise par le gouvernement français, en même temps que notre décision du retrait de nos troupes, le refus de leur donner asile, avec leur famille.

Une "brève", comme on en pêche sur internet, fait état d'un de ces auxiliaires de notre armée, ayant réussi à entrer en France, et menacé d'expulsion. Notre administration, sur ordre, ou non, a mis en acte notre proverbiale ingratitude.

Nous accueillons, par engagement international, des dizaines de milliers de vrais réfugiés, et autant, ou plus, par "fait accompli",des immigrants auxquels notre mode de vie fait envie. Ils ne choisissent pas entre la mort et la vie, mais entre une mauvaise vie et une meilleure. Les plus malins se jouent de nos ukases.

Par définition, ces interprètes ont la pratique de notre langue. C'est un avantage qui a son intérêt, pour nous, et pour eux, sur notre sol, autant qu'en Afghanistan. Ils ne forment pas des masses, mais constituent des cas particuliers.

Il est possible que cette exclusion d'avance figure sur le contrat conclu avec eux. Ayant besoin d'un travail, déjà risqué, et du salaire attenant, cette clause cruelle ne les a pas arrêtés . Le fatalisme fait partie de leur culture. La noblesse du coeur fait, en principe, partie de la nôtre.

Sceptique