Ça se réchauffe, oui, ça va chauffer!

Le chef de l'État, Emmanuel Macron, Président de la République, va annoncer sous peu sa décision ferme et définitive, construire, ou ne pas construire, le nouvel aéroport de Notre Dame des Landes, dans le secteur le plus crotté de la Loire Atlantique. 

Il serait trop long d'énumérer les arguments des opposants. La suavité de l'odeur de la crotte est au premier rang. Le maudit aéroport en priverait ses fans.

Va-t-il dire OUI au nouvel aéroport, ou va-t-il dire NON? Telle est la question.

Les arguments rationnels sont tous en faveur du projet: augmentation sans souffrance d'un trafic aérien en augmentation constante, fin des nuisances actuelles pour un bon tiers de la population de Nantes.

Les arguments, que je dirais sentimentaux, balayent les besoins humains. Condamnés à disparaitre, au titre de nuisance majeure, leurs besoins à dix ou vingt ans (j'exagère le temps qui nous sépare de la fin de ce monde là!), ne devraient même pas être évoqués. Un sondage auprès des vaches a montré leur scepticisme. Déjà privées de trains, les avions les obligeraient à lever la tête. Fatigant et trop rapide!

Quant aux autres espèces accablées par les caprices humains, leurs défenseurs sont justement sur le pied de guerre, l'arme au pied. Il faudra passer sur leurs corps, et ils défendront leur peau, et celle de leurs protégés.

Ce sera la guerre, tout simplement.

Comme en 1940, nos responsables se divisent. Entre la capitulation ou la résistance, et réciproquement!

Les médias soufflent le chaud et le froid. Celui des carottes cuites, celui du glaive présidentiel. Sur quelle cause va-t-il s'abattre? 

Par amour pour les nantais, leurs oreilles au premier plan, il n'y a pas photo, ce sont les landes qui devraient être choisies.

Mais d'aucuns soulignent que pour le bonheur de Nicolas Hulot, défenseur des bêtes, à deux pattes ou plus, l'aéroport devrait rester "intra-muros", l'État prenant en charge les boules Quiès. De toute façon, vue la durée des travaux, dans un cas ou dans l'autre, ce sera un autre Président, un autre Gouvernement, qui couperont le ruban tricolore.

Sceptique (bien obligé!)