Louis Aliot, une personnalité du Front National (le conjoint de Marine le Pen, je crois savoir) a émis des doutes sur la santé mentale du Président Emmanuel Macron.

Même si, à ma connaissance, il n'est pas psychiatre, la folie n'est pas leur propriété, dans sa définition au quotidien. À tout instant, en tout lieu, il est possible d'être un fou pour quelqu'un d'autre. Il suffit de ne pas être du même avis, de ne pas mener sa vie comme 'l'autre" régit la sienne. La différence de marque de voiture est un symptôme évident. Comment peut on avoir....?

Se penser capable d'être Président de la République devrait faire crier "au fou!"....le "respect humain" évite au "fou" en question le déluge de quolibets. S'il a les dispositions nécessaires, il rassemble très vite un nombre suffisant de "dérangés"à la pathologie proche, compatible.

Mais quand le peuple s'est ressaisi, les psys surgissent de toutes parts. "Comment peut on être?...est leur question. Les journalistes essaient d'arracher à des vrais psys renommés, leur avis. Toujours prudents à ce stade, ils en disent le moins possible, se réservant pour l'avenir. Le passage de l'anonymat à la renommée est une exposition de soi.

Comme notre jeune candidat en était, d'emblée, sans expérience préalable, au niveau présidentiel, il s'est laissé aller, et a perdu le contrôle de sa voix, de ses mots. Les médias s'en sont saisis, ont émis quelques doutes sur l'auto-contrôle du jeune homme. Qui, ressaisi, ou bien conseillé, a nettement mieux cadré ses discours, et exploré d'autres situations productrices de confiance.

On connait la suite. Emmanuel Macron est devenu notre Président "haut la main", a rallié un maximum d'alter-égos", dont il a fait ses ministres, et de chauds partisans, élus à l'Assemblée Nationale.

Je reviens à mon titre. Si le rival n'est que simplement différent, pas trop, il ne peut être l'objet d'une crainte sérieuse. Mais si le fossé est d'emblée profond, ou s'élargit et se creuse au fil de la campagne....ou de l'exercice, puisqu'on y est déjà depuis neuf mois, la différence se creuse, et peut attendre la transition entre vérité acceptable et la folie. Sur ce point, les diagnostics des profanes sont plus radicaux que ceux des professionnels de la maladie mentale. Mais présumés fous pour leur choix professionnel, leur tolérance est suspecte.

Toujours est-il que le diagnostic de Louis Aliot relève du constat qui fait mon titre. Il n'est pas nécessaire d'invoquer la folie au sujet de n'importe quelle opposition. L'Histoire en a relevé quelques exemples convaincants. Mais sur un peu plus de deux millénaires d'existence de l'Histoire, il n'y en a eu que très peu, et de mieux en mieux contrôlés.

Sceptique