L'histoire du jour, en France, est celle d'un adolescent chevauchant une moto, qui aurait manifesté sa liberté en percutant le gendarme qui l'intimait de s'arrêter. Le gendarme est mort. Une vie perdue, une autre gâchée, abîmée à jamais.

Il est licite de penser que le jeune motard était "dans le vent". Il a été beaucoup question ces derniers jours, de l'horrible persécution annoncée aux automobilistes et aux motards, sous la forme d'une réduction à 80 km/h des véhicules à moteur, sur les routes secondaires à double courant de circulation, dépourvues d'une séparation matérielle des deux courants. 

Afin de réduire les conséquences des chocs frontaux entre les véhicules opérant un dépassement, et circulant, pour ce fait, sur la voie de gauche, les responsables politiques ont encore réduit la vitesse autorisée. 

Ce faisant, ils n'ont donné que quelques chances supplémentaires aux auteurs et aux victimes des chocs frontaux, les plus graves.Ils ne se font aucune illusion sur le respect sincère de cette limitation. Les radars, ces "machines à sous", feront souffrir les contrevenants. Ceux qui mourront, éteindront, en même temps que leur vie, toute action judiciaire.

"On est en République, je fais ce que je veux". Cette proclamation faisait partie des exemples d'usage du mot "République" dans les dictionnaires "Petit Robert". N'ayant pas renouvelé ceux que j'ai reçus en héritage, je ne jurerai pas qu'il s'y trouve toujours. Mais dans les esprits, oui, c'est sûr.

Mais nos responsables politiques ne peuvent s'incliner respectueusement devant cet exemple de "vox populi". Ils ont le devoir de prévenir les drames mortifères, en contrariant nos accrocs de la vitesse.

La conduite criminelle du jeune motard est le résultat de cette vision persécutive de la discipline routière. La puissance publique rencontre là....son impuissance! La Raison, aussi.

Sceptique