Ne s'occupe-t-on pas trop de Salah Abdeslam, organisateur et seul survivant des sanglants attentats de Novembre 2015. 

Il ne veut pas s'expliquer, entrer dans notre système judiciaire, sa présomption d'innocence, inaccessible à un homme qui s'est institué un bras vengeur du dieu des musulmans, et ne veut s'en remettre qu'à LUI. 

À quoi bon insister? Les charges qui pèsent sur lui suffisent à le condamner à un nombre conséquent d'années de prison. Il faudra la choisir soigneusement, la rendre inexpugnable, en changer de temps en temps, la routine affaiblissant la vigilance, ou donnant du temps aux organisateurs d'évasion.

C'est ce "cirque" le concernant, qui le rend intéressant. Il vaut mieux le faire oublier, la mémoire s'anémie quand elle n'est pas nourrie. Ceux qui pleurent ses victimes tiennent-ils tellement à ce qu'on rappelle son existence par des articles, des reportages, des interviews de ses gardiens, de son avocat? 

Une vraie solitude, non rompue par les cérémonials judiciaires, perdra graduellement de son charme, de sa supposée provocation. Et il n'y aura aucun rapport entre son oubli et la vigilance préventive d'autres actes de la même qualification.

Il y aura d'autres actes terroristes. Il n'y participera pas. Si nous nous défendons bien, il y en aura moins ,jusqu'à plus du tout. 

La page pourra un jour être tournée, ne plus intéresser personne. Quel âge aura-t-il? Les responsables de sa détention aviseront. Croiera-t-il encore aux charmes de la vie éternelle? Ou réalisera-t-il ce qu'il aura perdu? Je pense que sa vraie punition prendra cette forme, un vide infini.

Sceptique