C'étaient les demandes des nationalistes corses, que le Président de la République Emmanuel Macron a efusé de satisfaire. Il n'a accepté que la mention de l'existence de la Corse dans la constitution, geste symbolique, que l'opposition de droite (LR) lui reproche déjà. La vie politique française est une pièce de théâtre!

Les nationalistes corses pensaient-ils vraiment qu'ils obtiendraient ces concessions déterminantes, ouvrant la voie à une sécession de la Corse, tôt ou tard? La satisfaction hallucinatoire du désir n'est pas limitée.

En même temps qu'il leur refusait ces concessions majeures et initiales, le Président a invité des interlocuteurs à utiliser les nouvelles libertés, et les nouvelles responsabilités, contenues dans les modifications constitutionnelles dont ils sont les premiers bénéficiaires.

Ce n'est pas ce qu'ils voulaient. C'est du travail, pas LE POUVOIR.

Est-ce un simple report, une espérance en une autre présidence à venir? La Corse aura-telle un jour, de guerre lasse, son indépendance? Les exigences de ses nationalistes ne pourront être satisfaites sous la forme d'une simple autonomie. Si les habitants non autochtones de la Corse, jéjà majoritaires (mais pas en suffrages ecprimés) se désintéressent durablement de leur sort, ils pourraient bien se voir signifier d'avoir à partir, ou accepter un statut d'étrangers.

Comme un certain nombre de français revendiquent d'être "de souche", et en font un droit particulier, les nationalistes corses invoquent les mêmes racines et des droits afférents. Il appartiendra aux "immigrants" de réclamer leur "droit du sol", par leur participation aux élections. Aujourd'hui, on ne peut jurer de rien. La fermeté de Macron fait partie de son mandat. Précaire, et révocable en 2022.

Ma propre position, hostile à une autonomie dans les conditions exigées par les nationalistes corses, se fonde sur ce que je crains de leur part: une politique xénophobe poussant au départ un grand nombre de résidents "non de souche", et une régression de l'île en direction de son état originaire, au détriment de tous les corses. Dont bon nombre partiront aussi, se réfugieront...en France.

Sceptique