Depuis quelques mois qui commencent à être longs, à lasser, on peut dire que nous sommes en période de...garde-à-vous!. Après quelques années plutôt libérales, sans exagération.

Cinquante nuances de Grey se vendaient bien, mais qu'en faisaient les lectrices assidues, rien n'a fuité!

Le monde est passé du beau temps à l'orage en quelques jours, sous la forme d'un chapelet, d'abord verbal, de dénonciations par des actrices américaines ou autres,  des abus d'un producteur américain, conditionnant ses offres de rôles, à un accord pour une partie de jambes en l'air.

Il en avait bien profité, quand tout d'un coup, une victime s'est rebiffée,et l'a dénoncé, "urbi et orbi". Suivirent quelques boites de Pandore pleines à craquer, concernant le milieu du cinéma, puis, celui de la politique. Sa partie masculine, une partie d'entre elle, pratiquait allègrement un paternalisme non incestueux, ou initiait les ambitieuses sur canapé.

Un vent de panique (ah,ah!) s'est levé, et a rapidement pris l'allure d'un ouragan. Le marché du chantage s'est ouvert. On en est là, sans qu'il ne se passe un jour où une femme dénonce comme vil et vorace séducteur un homme politique en vue.

Il tient quelques jours ou plus selon le sérieux ou la vraisemblance de l'accusation. Il n'y a que la parole de la femme outragée, rarement plus, sous forme de lettres, ou d'aveux, mettant en cause la part active de la victime...du chantage.

Mais comme notre monde politique a mis, maintenant, la main au feu en appui de ses serments de chasteté, les accusés ont maintenant la charge de la preuve de leur innocence, au moins face aux médias. Face à la justice;l'ordre des choses n'a pas changé, il faut que la plaignante apporte une preuve, ou un aveu du partenaire. Si c'est un "chaud lapin", d'autres...bonnes fortunes, peuvent trouver gloire à figurer au palmarès.

Entre ces "faits de nature", et les bons sentiments que toute position sociale peut motiver, nos hommes politiques, "naturels en somme", passent de mauvais quarts d'heure, talent véritable, ou non. La calomnie, s'il ne s'agit que de ça, fera des cicatrices.

En face d'ELLE, la confiance des électeurs, la compétence reconnue par les électeurs, les collègues et les rivaux, ne pèse plus lourd. Le soupçon peut conduire à la démission, pour retrouver la paix, publique, et privée.

Combien de temps durera encore cette chasse au cochon? Je suggère aux victimes potentielles un moyen de défense: changer de trottoir si nécessaire.

Tous les hommes en âge de désirer sont suspects, et n'ont plus intérêt à manifester leur...intérêt!

Il y a fort à parier que les femmes  se lasseront de cette censure des regards ou des compliments un peu lourds. Mais quand, et comment? Quel camp fera la paix le premier? Pour le moment, les nouvelles du front nous maintiennent sur nos gardes.

Sceptique