"IL" y est allé, toujours souriant, toujours gourmand, toujours "bisounours" avec les bébêtes, et coq dressé sur ses ergots quand il fallait discuter "le bout de gras". Son grand tour du Salon a duré des heures. Je ne l'ai pas suivi jusqu'à sa fin.

L'enjeu était lourd et volumineux, cette année, comme toujours. Mais il ne s'est pas contenté de promesses, entrant dans la catégorie des protectionnistes. Il a donné des leçons, il a expliqué que le protectionnisme suscite la réciproque, est négatif pour les deux parties. Les agriculteurs et éleveurs français sont en mesure de gagner des marchés, sur le terrain même de leurs concurrents. Il a subi des sifflets. Quand il l'a pu, il a interpellé les siffleurs, et a expliqué les règles du jeu et sa nécessité.

L'impression des observateurs, c'est qu'il "clouait le bec", ou "retournait" son contradicteur. Au fur, et à mesure de sa visite, il est apparu qu'il gagnait la partie, que la clarté de sa pensée et son information, le servait.

À ce sujet, cependant, son argumentation à propos des pratiques est celle de l'écologie pure et dure, "inventée" à partir de principes simplistes, comme "tout ce qui est naturel est bon", "tout ce qui est artificiel est mauvais". Ce n'est pas Hulot qui va le mettre en garde contre les retours de bâton.

Pour un "certain" temps, nous sommes partis vers un avenir  sans science exacte, démontrant ses méthodes et ses résultats. Comme au champ de tir, on comptera les résultats, après.

Il se peut, alors, que la réalité lui impose une révision de ses certitudes. Sur ce point, j'ai confiance en lui. Il est capable de changer, de rectifier le tir. Il n'y a pas de politique irréversible, hors dogmatisme.

La difficulté majeure, actuelle, de notre agriculture, à l'exception de la viticulture, c'est son appauvrissement. C'est, hélas, une vieille histoire, pluri-millénaire. La science injectée dans l'agriculture et l'élevage, améliorant les rendements, diminuant les effets des "pestes", a été bénéfique, sans que des effets pernicieux soient autres qu'indémontrables, malgré toutes les recherches falsifiées. La santé publique, la santé des professionnels, ne montrent aucun signe perceptible de morbidité, de mortalité anormales, chez les professionnels, qui se confondent avec les propriétaires des exploitations.

On ne peut que souhaiter qu'il s'agisse d'une mauvaise passe. Ou que la Raison reprenne la première place. "On" pourrait essayer!

Sceptique