l'Esprit de l'Escalier, l'émission hebdomadaire d'Élisabeth Lévy et d'Alain Finkielkraut, était, ce dimanche, à trois voix. Il s'y ajoutait celle de l'israélien Gilles Wiliam Goldnadel.

Était en cause une "dérive" de l'État d'Israël vers un durcissement et un abandon possible des garanties des droits de l'homme, inscrits dans la constitution de l'État juif, face au déni de tout droit par la partie palestinienne.

On en connait la cause, l'accaparement de la partie palestinienne par le Hamas, qui s'arcboute sur le verdict "évident" d'Allah et de son prophète.

Les israéliens sont poussés par leurs religieux à se positionner de même, invoquer leur réconciliation avec leur Dieu (en principe le même).

Ce qui inquiète Alain Finkielkraut, c'est la possibilité qu'Israël revienne sur ses principes fondateurs, et abandonne sa garantie des droits de l'homme, qui en a fait une démocratie moderne.

Son interlocuteur, Gilles-William Goldnagel, lui rappelle la responsabilité pleine et entière de la partie palestinienne, qui ambitionne ouvertement de devenir totalité. Forcément totalitaire.

La fermeture à tout compromis adoptée par la partie palestinienne, utilisant l'outil logique d'une "religion du Livre", dont on sait qu'elles s'excluent mutuellement, de la dernière à la première , a puisé sa résistance à toute raison, précisément dans l'ordre de l'entrée en scène. Chaque religion du Livre se considère intimement comme l'unique, par la volonté divine.

On ne peut évidemment attendre de deux versions sur trois, la reconnaissance de la prééminence de la troisième.

À moins que les sociétés humaines décident de s'en tenir à leur RAISON, unique, la patience a du temps devant elle.

Sceptique