Il y aura grève? Et alors?

Elle ne pourra pas atteindre le niveau de nuisance de celle de 1995, ses effets sur la santé des parisiens. Le service minimum aux heures "de pointe", résultat d'une loi, sera suffisamment observé, pour que la situation ne parvienne pas au blocage.

Le masochisme des usagers n'est plus ce qu'il était. Ils ne demanderont plus au gouvernement qu'il cède sur tout. La volonté politique d'une réforme, celle de la résistance à la dite réforme iront vers l'équilibre.

Les succès de ces grandes grèves sont gravés dans la mémoire des cheminots, de leurs syndicats, et ils se moquent des arguments économiques justifiant les réformes annoncées. Le seul rapport de forces est en jeu. Il a été, jusqu'ici, favorable aux grévistes. En plus du service minimum, "ils" auront afffaire avec un adversaire autrement déterminé, mais qui n'est qu'un homme. Aux résultats, donc!

Sceptique