Permanent? Ou périodique? Les deux, finalement, car si la procédure subit des variations, de poids, et d'amplitude, le minimum vital témoigne de la vitalité d'une société.

En ce moment, le procès est double. À tout seigneur, tout honneur, le "zizi" fait fureur. Celle des femmes qui en parlent au passé. Celles qui voudraient en parler au présent ou au futur, sont bouche cousue. Leurs mères ont un couteau bien affûté dans la main droite (le plus souvent).

La solution radicale serait, effectivement, la castration à leur naissance des nouveaux-nés mâles, mais leurs mères s'y opposeraient de toutes leurs forces, chacune pour le sien.

Quant au zizi télécontrôlé ou connnecté, il fait peut-être partie du futur, mais pas du présent. Son propriétaire en a la maitrise et la responsabilité. Les femmes enragent, ce n'est pas d'hier. Mais trop contrarié, serré de près, il tombe en panne, ne peut plus servir à rien.

Comment en capter le contrôle en douceur, à l'insu du possesseur, est la question du siècle (le 21ème)? En faisant peur au propriétaire, ça vient à l'esprit très vite, mais si ça dure....?!!!

Il y a déjà quelques mois que je doute de la durée de la sagesse actuelle, contrainte par la dramatisation du moindre fait. "On" confond volontairement le désir et le crime, la névrose et la perversité.

On parle, ces derniers mois, de la libération de la parole des femmes. De celles qui n'aiment pas trop ça, ou pas du tout. Ou qui voudraient de la douceur, des bonnes manières, du respect, de la patience. En même temps (moi aussi!) des enquêtes sur la fréquentation des sites porno montrent que le sexe féminin a un penchant pour le sado-masochisme. Ce n'est pas d'hier! Alors, qui croire?

En la matière, comme dans les autres, les politiques avisés ne jouent pas les Bonaparte au pont d'Arcole, mais font d'abord un sondage. Dont ils suivent les résultats. Actuellement, c'est sûr, ce qui est dit, par les femmes, c'est "à mort les cochons!". Ils organisent donc la chasse aux cochons. Comment? En confiant à des femmes prudes les ministères "ad hoc". Le poids de la pruderie est multiplié, se faisant plus efficace. Les cochons n'ont qu'à bien se tenir.

Mais, avec celles qui aiment ça, ils entreront dans la clandestinité!

Parce-que la vie des sociétés est marquée, maintenant, par ces cycles courts et rapides. "Ils" ne durent pas des siècles, comme autrefois, mais pas plus de vingt à trente ans. Le temps pour une génération de parvenir à l'épanouissement de la....sexualité, avatar humain des chaleurs et du rut. Comme ils ont de la mémoire, les humains investissent le plaisir qui accompagne l'activité sexuelle, malgré sa brièveté.

La spécificité du genre humain, c'est le conflit permanent, inévitable, entre l'individu, ou deux individus, et la société. On est "en plein dedans", depuis quelques mois.

Sceptique

P.S. Je n'oublie pas l'utilisation par des femmes de l'ambiance négative qui environne, aujourd'hui, la sexualité. Se venger d'un homme en l'accusant d'abus a été très tendance. L'échec fréquent de ces manoeuvres, sera suivi par une accalmie, durable. Je me répèterai en insistant sur l'invariabilité, dans le temps, et dans l'espace, de l'espèce humaine, malgré les apparences (visibilité, ou clandestinité). L'homme n'obéit pas qu'à sa nature, il est bien obligé de faire semblant de se plier aux contraintes sociales. Mais que deviendraient les "medias" s'il s'y soumettait totalement?