Je ne vais pas tergiverser. Si la CGT a choisi, la veille de Pâques, de pousser les personnels à se mettre en grève dure, avec, selon France Info, quelques voies de fait sur des clients têtus, cela veut dire que la CGT ne parie pas un kopeck sur la chaine de grandes surfaces. 

Foutue, selon ses calculs, "elle" fera un bon champ de bataille, sur lequel ses gros bras récolteront une moisson de médailles. Force restera à la faillite et au plan social.

Combien de temps la "bête" agonisera, se débattra? Quelques semaines, car elle a de la graisse à brûler. Ses liquidateurs ont le temps, la patience, la science de la subversion, aussi.

Les personnels, candides, croient que sous leur pression, le gouvernement ouvrira un crédit, créera un impôt spécial "Carrefour", ou nationalisera Carrefour, rebaptisé Carregoum.

Il y a cinq ans, Montebourg aurait sans doute donné une forme à ce projet, et le gouvernement se serait penché dessus. Mais on sait que les diverses propositions de cette forme, pour d'autres faillites, n'ont pas été retenues. Pour quelle raison précise? Un reste de raison dans une ou plusieurs têtes, celle du Président en particulier, vraisemblablement. Ou, peut-être, l'Europe, l'empêcheuse de tout.

Que peut-il se passer, aujourd'hui, dans le contexte d'orthodoxie économique, préférée, autant que possible, par le Président, son gouvernement, sa majorité?

Le traitement choisi par la CGT pour "soigner" le malade, ça s'appelle, dans une autre langue, un "kriegspiel".

Sceptique