Les syndicats, je suis pour. J'ai toujours été syndiqué, tout au long de ma carrière professionnelle, mais l'honnêteté intellectuelle prend de sacrés coups de la mégalomanie "incontournable" qui fait le fond de la pensée syndicale. 

Ca va de la gorge du patron à celle du Président de la République selon la prise convoitée, en passant par les divers niveaux de protection du tiroir-caisse en jeu.

Directe, et pingre, pour un simple patron, prometteuse, mais hérissée de vipères sifflantes, sitôt que l'affaire est grosse.

Il faut aussi disposer de bonnes troupes aguerries et résistantes, quand l'objectif fixé est de rafler des milliards, comme ceux de l'État ou de la Sécu.  La préparation d'artillerie ne doit pas être oubliée.

Mais tout est vain avec le modèle de forteresse portant le label CAC40. La caisse n'est jamais où elle est supposée être. L'avant-garde qui s'en aproche s'entend répondre qu'Elle avait été longtemps là, mais que justement, Elle n'y est plus. Le temps d'apprendre la nouvelle cachette, Pfouitt, elle n'y est plus, encore!

Le rapport facilité/quantité mène aux points faibles, les services publics. Ils sont trop gros pour se mouvoir, ils sont nuls en comptabilité, mais tellement nécessaires que l'argent y coule à flots. Idéaux pour les hold-ups.

Après le hold-up, l'employeur, l'État, augmente le tarif. La caisse se remplit toute seule.

Seulement, la situation que je décris n'est plus ce qu'elle était. Les caisses sont moins pleines, et mieux gardées. Le ministère des comptes publics les surveille, comme jamais.

Depuis quelques jours, qui sont passés vite, ce sont les cheminots qui ont averti qu'ils allaient faire une grèvre "perlée" pendant trois mois. Pour empêcher leur patron, l'État, gérant de la SNCF, de faire ce qu'il veut avec la caisse, toute trouée, et perdant tout ce qu'on y met, au fur et à mesure qu'on la remplit. Il y aurait déjà cinquante milliards de perdus, on ne sait pas pour qui. Ça n'empêche personne de dormir. Le gérant voudrait bien que ça cesse, que les caissiers fassent attention. Mais cette  prétention ne fait l'affaire de personnne. Une grève est indispensable, pour que les usagers prient le gérant de cesser de s'occuper de ses oignons. Dont on sait qu'ils font pleurer. Dès ce soir, ceux qui ont besoin des trains. Il va falloir qu'ils s'en passent.

Il faudrait quand même que je revienne à mon titre, quelle société imaginent les syndicats?  Une société qui n'a besoin de rien, dont les membres sont heureux, maltraités, ou non. Cette représentation des syndicats est-elle satisfaite? Oui, il semblerait. 

On ne tardera pas à le vérifier, à l'usage.

Sceptique