Les cheminots, les étudiants, qui veulent, à bon droit, leur diplôme en même temps que leur inscription, et quelques autres mécontents ça ou là, il pourrait y avoir assez de monde pour en finir avec cette démocratie à la noix, qui porte scandaleusement au pouvoir, une fois sur deux, un président-des-patrons.

Alors que seuls mériteraient une place, petite, ou grande, les représentants des travailleurs, des vrais, pas n'importe lesquels.

Les dirigeants syndicaux, les bons, ont ressorti un bon vieux concept, la convergence des luttes, qui permet de les mettre en commun au service de la plus orthodoxe, la révolution.

Depuis la chute du mur de Berlin, puis l'effondrement de l'URSS, il n'en restait plus qu'un exemple, la Corée du Nord. Son leader, Kim-Jong-Un, semble avoir trouvé le chemin de Damas....la très ancienne, d'il y a deux mille ans*. Ceux qui ont une bonne vue distinguent l'auréole, qui maintenant, accompagne sa bonne tête.

Pour revenir à nos oignons, ce serait plutôt le modèle nord-coréen d'avant les jeux olympiques d'hiver, qui conviendrait à nos révolutionnaires, mais parlant le français. Il en défile un certain nombre devant les micros et les caméras de nos chaînes d'information. Le plus rapide, et le plus marrant, s'appelle Besancenot.

Mais il a des rivaux, autrement sérieux, qui calculent que si tous ceux qui ont un travail le perdent....par empêchement, ils seront mobilisables pour exercer la dernière poussée sur le pouvoir de l'argent, barricadé dans le palais de l'Élysée. 

Le futur gouvernement se compose déjà dans l'intimité des sièges des partis de gauche et des bons syndicats. Je précise, car ils ne le sont pas tous.

Les mesures à prendre pour empêcher à jamais le retour du modèle de pouvoir que nous subissons aujourd'hui, ne sont pas ignorées par nos nouveaux révolutionnaires. Ils apprennent religieusement l'histoire.

Sceptique

*C'était le début de l'ère chrétienne.