Les grévistes, les zadistes, les syriens, Hollande, les automobilistes, on est en droit de se demander s'il s'y retrouve.
À première vue, oui. Demain, à une heure imprévisible, selon une procédure inédite, il va parler aux français par le truchement de Jean-Pierre Pernaut, un journaliste chevronné de TF1....amiénois, un "pays", il me semble bien.

Depuis l'annonce de cet entretien à distance, d'autres questions ont surgi. La principale est la suspicion d'une attaque, à visée liquidatrice aux gaz de combat, sur des rebelles syriens pourtant vaincus. 

Les chefs d'état occidentaux ont échangé le serment de ne plus laisser impunis ces transgressions des engagements internationaux, prohibant les gaz de combat des champs de bataille militaire. A priori, encore moins contre des civils. Mais ça ne semble l'opinion, ni du président syrien, ni de son protecteur russe.

Comme les opérations punitives s'enlisent au Conseil de Sécurité, au siège de l'ONU, il ne reste au Président Américain, et au français, outrés, et décidés à agir seuls, si les experts confirment le crime délibéré, qu'à agir le plus durement possible, avec un risque le plus faible possible. Là encore, difficile à définir, difficile à mettre en oeuvre sans dégâts collatéraux. Les remaniements récents des alliances, faisant rentrer du bon côté la Turquie, et en sortir les kurdes, complexifie l'exercice de la justice. Qui frapper? Où frapper? Avec quoi?Avec qui?

Nous sommes une nation noble, défenseure des causes justes, mais démocratique, et ayant à rendre des comptes à son peuple. Qui se partage entre pacifistes et bellicistes. Notre Président, chef des armées, décideur de la paix ou de la guerre, se préoccupe de ne pas s'y retrouver tout seul. Ce sont des choses qui se voient à notre époque.

À l'heure qu'il est, rien ne se présente clairement à notre chef  de l'État. Agir, ne pas agir, partagent l'opinion. Le Président peut légitimement décider seul, mais non sans risques politiques. Les commentateurs patentés s'engueulent déjà. Le futur ne présage rien de bon!

Sceptique