La chaine d'information LCI a diffusé, ces jours-ci, aux heures les plus fréquentées, un fim intitulé le Dynamiteur.

Il s'agit de l'histoire, étape par étape, de la marche d'Emmanuel Macron, vers le but qu'il s'était fixé, devenir le Président de la République. Le seul moyen, déterminé par la constitution de la Vème République, de modifier la marche du pouvoir exécutif vers les réformes structurelles. Libérant son action, levant les obstacles, empêchant, ou retardant la réalisation des projets approuvés implicitement par les électeurs.

Le document démontre l'ascendant du jeune énarque sur les personnalités, plus âgées, ou de sa génération, sortis du même moule. Ces personnes, au même parcours en sciences politiques et administratives, subjuguées par leur condisciple, se sont mis à son service pour le succès de son projet, sans aucune défaillance, sans contester sa supériorité, son droit à leur fidélité, à leur soutien dans faille. 

Ils, et elles(moins nombreuses) l'ont accompagné jusqu'au sommet de l'État, et on en retrouve un bon nombre aux postes essentiels de l'appareil, ou au gouvernement.

L'histoire se complète par les "kidnappings" de personnalités de la droite de gouvernement, ayant participé à la campagne de François Fillon, le premier rival sérieux d'Emmanuel Macron vers la fonction présidentielle*. Brisé par les ennuis judiciaires placé sur son parcours, François Fillon a clairement désigné Emmanuel Macron à ses électeurs, comme le meilleur choix de substitution.

Ce que démontre le film, c'est la clarté du but que s'est fixé le jeune surdoué, aux yeux mêmes de ses mentors (Attali, Collomb) et de ses condisciples admiratifs.

Comme Le Général de Gaulle s'était fait rédiger une constitution propre à lui garantir un pouvoir résistant, , et efficace, Emmanuel Macron a marqué son parcours en y positionnant les hommes et les femmes pouvant lui ouvrir le passage. Toute son action, visible, ou non, au sein du gouvernement de François Hollande, n'avait pour but que son succès. La seule condition était sa sortie du gouvernement au bon moment, ni trop tôt, ni trop tard. Il l'a bien choisi.

Sceptique

*Édouard Philippe, Premier Ministre, Bruno Le Maire, Ministre de l'Économie, Gérald Darmanin, Ministre des Comptes Publics.