Les "zadistes" de Notre Dame des Landes, expulsés manu militari il y a quelques semaines, ont attendu que les gendarmes se soient retirés pour revenir par petits paquets, d'abord, puis, en masse, dès que cela leur a paru possible.

Ils avaient préparé ce retour, chargé d'éléments de charpentes pour reconstruire leurs "maisons". Les gendarmes sont revenus avec les engins de démolition. Pendant ce temps là, la préfète répétait à qui voulait l'entendre qu'il suffisait de présenter un projet agricole pour recevoir un lopin. Car l'État n'a que faire de ce territoire, racheté à leurs propriétaires en vue de la construction de l'aéroport.

Mais la plupart des zadistes ne veulent pas de cadeaux, ils veulent des conquêtes, prises à l'ennemi, et ne créant aucune obligation civique. La zad, dans leur esprit, sera une enclave indépendante, sans frontières afin de pouvoir s'étendre au fur et à mesure du retrait de la soi-disant République Française, dont "elle" ne fera pas partie.

La fameuse République n'en est pas encore là (dans sa tête!). La colonie intérieure sera un bout de la République, et ses habitants déjà français le resteront, avec leurs droits et obligations. Les étrangers, selon leur origine, Union Européenne, ou non, auront un statut de résident.

Mais entre, leur poulailler, leur potager, et le rançonnement des passants par là, les zadistes n'auront besoin de rien dont ils ne puissent se servir (comme l'électricité pour recharger les portables, par exemple. Des broutilles).

Leurs enfants ne seront pas obligés d'aller à l'école, et encore moins d'être vaccinés. Le bon air les protègera de tout. Les savoirs n'auront jamais aucune utilité.

Notre société est sérieusement défiée. On imagine mal que le Président de la République, son gouvernement, et les représentants du peuple, s'accomodent de cette mise en demeure.

À suivre, donc.

Sceptique

P.S.On ne peut écarter l'hypothèse d'un épuisement de ces obstinés, au bout d'un certain nombre de démolitions des cabanes et autres abris, et qu'ils partent vers d'autres conquêtes, plus faciles.

Note complémentaire du 18 Avril 2018: Sur la chaine LCI, ce matin, Natacha Polony révèle, "en passant" que c'est un "pont juridique" que la représentante du gouvernement offre aux zadistes. En effet, la profession d'agriculteur, est, en France, réglementée, patentée, et comporte des obligations (cotisations sociales). Toutes choses que les zadistes n'accepteront jamais, au nom de leur conception de La Société.  Les agriculteurs français, qui subissent ces contraintes,apprécieront!

Nicolas Hulot, Ministre de l'Environnement, serait désormais chargé de la négociation...hum!!