Il a été le premier à ouvrir son coeur et sa raison face à cette question. Il en a pointé les cruautés, et s'est excusé de ne pouvoir les supprimer, tout simplement.

Car d'où viendraient, alors, les milliards d'euros que l'État distribue à tout va, avec l'approbation de la Loi de Finances? Ces milliards d'euros de dépenses, votés, doivent avoir une contrepartie fiscale, en principe euro pour euro. 

Défense de rire! L'humour est interdit en cette matière. On sait bien que c'est impossible, et que nos comptables ne peuvent compter que sur les différences de  débit des tuyaux par lesquels passe l'argent. S'il est ralenti, par une pente ou un calibre adéquat, ou réglable.

La seule solution logique serait de diminuer les dépenses de l'État, mais chaque français s'oppose, avec toute sa vigueur, à la diminution des dépenses publiques qui le concernent. La moindre économie de l'État fait des malheureux.

Ça s'appelle une dépendance, comparable à celles qu'étudie la médecine. Les malades sont en même temps des électeurs, qui choisissent leur médecine. 

Les spécialistes de cette "pathologie" donnent leur avis, qui manque pour le moins de logique. Ils préconisent habituellement un maquillage des dépenses et des ressources, jamais une suppression pure et simple d'une taxe.

Le seul impôt indolore....tant qu'on n'en parle pas, est la TVA. Elle a aussi l'avantage de traiter à égalité les produits et services importés,et ceux qui sont produits par l'activité nationale. Malgré tous ces avantages, la TVA est toujours dénoncée, accusée d'être inflationiste.

Je soupçonne que les réactions hostiles ne sont pas sans sous-entendus. La TVA est payée par les consommateurs de biens et de services, mais, aux yeux de ses contempteurs, elle soulage du même poids les payeurs d'impôts directs...et mérités.

Les inconvénients de la fiscalité directe pour les acteurs économiques sont connus, et contribuent à leur fragilité. Mais la "Justice Sociale" est sauve.

Le Président Macron a déjà fait quelques gestes en faveur de l'économie marchande, mais s'est attiré les reproches et les insultes en conséquence, de la part de la gauche, mais aussi des collectivités locales, gourmandes, et tenant à leur autonomie.

La "libération" de notre économie marchande n'est pas suffisante et devra être poursuivie, envers et contre les appétits de toutes sortes, de tous niveaux. Encore une problématique clivante de notre vie politique.

Sceptique.