L'échéance de ce référendum, dont les conditions ont été particulièrement difficiles, approche. Il aura lieu en Novembre de cette année.

D'aucuns s'inquiètent de la neutralité affichée par le Président de la République, à propos de cette consultation populaire qui va décider de son futur.

Notre droite, tout particulièrement, s'en alarme, et son leader énonce qu'il serait du devoir du Président de peser de son poids moral sur l'opinion des néo-calédoniens. 

L'opinion qu'il a révélée sur la colonisation en général, et celle de l'Algérie, a choqué par sa brutalité, son exagération. Ce phénomène "mondial" au cours du 19ème siècle s'est replié pour disparaitre presque complètement il y a une cinquantaine d'années, mais en laissant des traces irréversibles. Et, en ce qui concerne spécifiquement la Nouvelle-Calédonie, sa population, partagée entre des autochtones et les descendants des migrants français, vote depuis longtemps et régulièrement contre l'indépendance, se suffisant d'une large autonomie.

S'il a regretté la brutalité et l'inexactitude de ses propos sur la colonisation de l'Algérie, il a réellement pensé ainsi, et n'a sûrement pas inversé son jugement. Sa neutralité respectera la position particulière d'une majorité de la population néo-calédonienne. La régularité avec laquelle elle s'exprime sur cette question, ne laisse pas présager un revirement. Une pression n'est absolument pas nécessaire. Si la Nouvelle-Calédonie s'était orientée nettement vers l'indépendance, elle ne rencontrerait aucun obstacle de la part de la nation française. Ce référendum en serait la conclusion. Il en est attendu, au contraire, une majorité pour le statu quo. La Nouvelle-Calédonie restera une partie de la France d'Outremer.

La démarche de Laurent Wauquiez, Président des Républicains ne modifiera donc pas le résultat. Est-ce qu'il s'attribuera une influence? Quelle importance!