Faute de mieux, de possible dans la réalité, Jean-Luc Mélenchon et ses fidèles, ont "monté" à PARIS un projet de manifestation "festive", sans bagarres, ni casse. Par contre, l'esprit et l'humour devaient être séduisants et ravageurs tout à la fois. Le ridicule projeté sur la personne présidentielle devait pouvoir le tuer. Pas seulement en effigie. Pour de vrai, si possible.

Aux dernières nouvelles, la Préfecture et quelques officines liées aux médias, n'ont compté qu'une quarantaine de milliers de participants à Paris. Quil soit gonflé par les intéressés, quoi de plus naturel? Eux multiplient carrément le nombre officieux par quatre: 160.000 participants. Ceux qui les ont rassemblés, et comptés, racontent leur enthousiasme, leur joie communicative d'être là. Leur nombre modéré a sûrement garanti l'abbsence de violence, tant au singulier qu'au pluriel. Pas de black-blocks à l'assaut des flics, des vitrines, des voitures. Des comportements parfaits. La sérénité, non discutée.

J'ai aperçu, plus tard, les images de Jean-Luc Mélenchon, de Francis Ruffin, se félicitant du succès de leur appel, du déroulement "bon enfant" du cortège. L'annonce, cependant, que le "pour soi" serait favorisé.  

Les écrans étaient comblés par les professionnels de l'auto-satisfaction. Rien de surprenant. Ce parti de l'opposition a fait le choix du subtil, plutôt que du brutal.