C'est officiellement un acte terroriste:  un homme, armé d'un couteau, a attaqué, près de l'Opéra, au centre de Paris, des passants et des passantes, en disant, "Allah'kbar. Il a tué un jeune homme, et blessé sérieusement quelques autres personnes, avant d'être abattu par un policier.

Bien et vite renseigné, l'E.I. a intégré le tueur dans ses effectifs combattants, et revendiqué l'initiative des actes.

Pour autant, ce comportement et ce mode de passage à l'acte, le mimétisme affiché, sont en rapport avec une pathologie mentale du meurtrier, qui a cherché et trouvé une justification religieuse à son passage aux actes.

À quoi bon invoquer la folie diront des lecteurs de ces mots? À approcher d'une vérité, la fragilité émotionnelle des malades mentaux, leur situation "d'éponges affectives", sans défenses, sans protections, sous un déluge d'événements et de situations traumatisantes, comme notre monde en produit à la tonne.

Pour des organisations fanatiques comme l'E.I., c'est une aubaine. Il s'empresse de cautionner tout passage à l'acte, annoncé ou non, qui entre dans sa logique. C'est autant de pris. Notre société "normale" (formée de "normaux") emboite son pas, et rend à l'E.I.... ce qui ne lui appartient pas, ou en faible partie, seulement!

Comme toute vérité, produite par la Raison, cette relativisation du rôle de la religion, au profit de la fragilité de fait de "nos" cerveaux, a une place légitime et utile. D'autant plus, dans ce cas, que toute action est éteinte, par la mort de l'auteur des faits.

Sceptique

Note du 14 Mai 2018: S'il était bien fiché S, en raison de ses fréquentations, le passage à l'acte du jeune homme a surpris son entourage et ses relations. Il a ruminé une fin qui le ferait exister. Il a, aussi, fait acte d'allégeance à l'E.I. Est-ce que cela signifie qu'il était sain d'esprit?. Il est permis d'en douter.