Nous disposons d'une démocratie, représentative, organisant des élections de divers niveaux, selon un calendrier respecté, jamais manipulé. 

Bon il a fallu, au plus haut de l'édifice, adopter un scrutin majoritaire, afin de contrer notre inclination pour la division infinie, et échapper à l'impuissance qui en est le corollaire.

Il parait que notre système ne permet pas la satisfaction de tous les ambitieux. C'est vrai, il y a plus de candidats que d'élus. Les électeurs sont cruels. Là où il n'y a qu'un siège, les électeurs ne choisissent qu'un seul candidat, quel que soit leur nombre.

Après un quinquennat reposant, mais énervant, nous avons élu l'anti-portrait du Père Tranquille. Emmanuel Macron a sorti sa baguette de chef d'orchestre et a lancé une ouverture comme nous les aimons bien, mais pas trop longues.

Mais le chef est le chef. L'oeuvre est en cinq parties, inégales. La première n'est pas la plus courte, la plus légère. Au contraire, tout le monde peut le constater. Les musiciens râlent, leurs fausses notes seront suivies de silences!

Ils trouvent des soutiens dans le peuple, dans sa part la moins mélomane. Plutôt conséquente.

Les 60% de votes qui l'ont porté au pouvoir sont présumés avoir fondu, être réduits à rien. Sa perte de popularité doit être immédiatement redistribuée, à l'opposition, bien entendu. 

Elle est divisée, entre le Président putatif de droite, et le même, de Gauche. 

J'entends Marine le Pen protester. Et moi, et Moi!? 

On peut toujours rêver, mais la constitution est là. Nous ne sommes plus sous la quatrième, et pas encore sous la sixième. Qui devrait reprendre les charmes de la quatrième, justement. 

Sur quoi la crise actuelle va-t-elle déboucher? Les rêves d'aujourd'hui, ceux des cheminots, des bacheliers, des automobilistes*, seront-ils exaucés?

Sceptique

*Le retrait de la réforme pour les cheminots, la licence automatique pour les étudiants, le 130 à l'heure partout, et l'essence au prix de l'eau, pour les automobilistes.