Le Président François Hollande doit se rengorger. Son oeuvre va laisser des traces, malgré tout, et le retoquage de sa taxe sur les dividendes a déjà disparu des mémoires.

Les dividendes distribués cette année auraient sensiblement augmenté. Si c'est de trois pour cent, c'est la disparition du prélèvement qui en est la cause. Quant à sa suppression, on en sait la raison: la taxation portait sur des sommes déjà amputées par l'impôt. Il y en aurait de toute façon une autre, incluse dans l'IRPP du possesseur des actions. Notre constitution pose des limites à la voracité de l'État. Hollande et ses conseillers ne pouvaient l'ignorer. Ils ont tenté le coup.

Une autre raison peut expliquer ce coup de pouce aux bénéfices distribués: le retour d'une croissance, une amélioration de la situation économique. Elle n'a pas, seulement, un effet sur le chômage. Elle profite aux entreprises, à leurs propriétaires.

La passion de l'ignorance sévit toujours en France, entretenue par les nostalgiques du vrai socialisme. L'économie de marché les rend malades, encore et toujours.

La fragmentation des capitaux sous forme d'actions côtées en bourse est à la fois une facilité d'accès à un investissement, risqué, de l'épargne, et la cotation mesure, par ses fluctuations, la confiance des "investisseurs" en une entreprise particulière ou dans l'économie en général.

Les cent ans d'histoire qui s'achèvent en Novembre de cette année ont testé en vraie grandeur les deux sortes d'économie qui déchirent nos plus beaux esprits, nos plus obtus, aussi. La capitaliste, la plus ancienne, dont les défauts ont inspiré les critiques, parmi lesquels l'inventeur du socialisme, Karl Marx.

Testé en vraie grandeur, le socialisme a fait la démonstration de son inadéquation avec la réalité humaine, que ce soit par la méthode brutale, celle du communisme, ou celle, douce et librement consentie, de la social-démocratie.

Qu'on en discute encore, qu'on essaie de ressusciter le socialisme, de réchauffer certaines de ses recettes les plus appétissantes, qui envoient à coup sûr leurs consommateurs à l'hôpital ou au cimetière (pour entreprises), est difficile à comprendre. Nous avons pourtant sous les yeux la longévité des religions. Les passions se défendent bien. L'amour en est un autre exemple.

Sceptique

P.S. Je ne sais pas si c'est un effet de mon article, mais ce matin, la Bourse est en baisse!