Force est de constater que la grève des trains, toute réelle qu'elle soit, ne provoque plus, comme ses illustres précédentes, la paralysie du pays, l'asphyxie des grandes villes, Paris en première de liste.

La proportion, "tout venant", de grévistes, est basse, celle des conducteurs est plus forte, sans doute parce qu'ils sont les mieux payés, et les plus gâtés , en proportion de leur importance.

Il n'empêche, comme le remarque Olivier Bellebeau dans "L'Opinion" du 16 Mai 2018, les français ne subissent plus passivement la grève, ne se transforment pas en un troupeau maltraité. Les solutions d'évitement ont explosé, comme le co-voiturage, aidé par le service Bla-Bla-Car.

L'auteur a même observé que les rares trains qui circulent sont parfois presque vides, et il ironise sur une affiche montrant un contrôleur, et la mention: Merci d'avoir choisi la SNCF !

Le problème réellement sérieux est la paralysie des transports dépendants de l'entreprise nationale, car le fret est sacrifié au transport des Homos Sapiens, dont l'humeur n'est pas contrôlable.

Les victimes de la grève des trains n'accaparent pas l'attention de la puissance publique, qui se bat sur plusieurs fronts sans s'énerver, peut-être à partir du même constat: les agitations ne concernent que les agités*. Les tranquilles s'en foutent. Ils savent qu'ils seront les gagnants. Les vacances ramèneront le calme.

Sceptique

*Qui rejouent nos meilleures rengaines, comme MAI 68....le sexe en moins. De ce côté là, c'est explosif, mais à la manière des pétards.