C'est ce que nous promet, notre presse, si nous nous obstinons à faire du "biseness" avec l'Iran excommunié par le Pape Trump 1er.

Notre pétrolier Total, le portefeuille rempli de contrats juteux, se demande s'il ne va pas les mettre à la corbeille, pour calmer le Père Fouettard américain. La possibilité de lui résister semble exclue pour notre perle du CAC 40. Se sent-il écrasé entre Trump et Mélenchon?

"On" prend l'exemple d'une de nos grandes banques, frappée d'une lourde amende, pour une transction litigieuse en dollars. La monnaie américaine est, de fait, internationale, mais le Trésor américain se rappelle toujours que c'est lui qui l'a mis en circulation...dans le monde.

Là, il s'agit, non seulement de monnaie, mais de technologies pétrolières, dont un grand nombre ont été enfantées par des firmes des États-Unis. Nous disposons de contrats d'utilisation, nous payons des "royalties", mais ça ne fait pas de nous leurs propriétaires. 

Je suis de ceux qui considèrent comme indispensables de bonnes relations avec les États-Unis. Même si elles sont inégales, elles ne sont pas "sans aucun intérêt" pour les États-Unis. S'ils considèrent sans dommage leur brouille "hystérique" avec l'Iran, nous pouvons être d'un avis contraire en ce qui nous concerne.

Ce que fait un pouvoir politique n'a pas de rapport avec les activités d'une banque. Il y a, quand même, une reconnaissance mutuelle de souveraineté, même en cas de désaccord. Il ne s'agit pas d'actes classés par le droit international comme hostiles. Je n'ai pas remarqué que les actes déplaisant aux américains entrainaient automatiquement, de leur part, une action guerrière. La politique de la canonière, ça date.

Nous avons une autre façon de régir nos relations internationales, politiques ou économiques, et nous faisons valoir nos droits, comme celui d'avoir des relations "normales" avec l'Iran, et laisser à ce pays le droit d'en décider, pour sa part.

Sceptique