Je me suis exprimé à plusieurs reprises sur le sort de cet avion de Malaysia Airlines, disparu corps et biens dans l'Océan Indien, à l'ouest de l'Australie, au terme d'un silence total et d'un trajet imprévu.

Mon hypothèse, établie à partir des informations publiées, plaçait à l'origine un accident de dépressurisation incontrôlable, faisant perdre conscience à l'équipage et aux passagers. L'appareil ayant déjà été placé sous pilotage automatique, il s'est maintenu en altitude, mais a pris la direction plein sud, jusqu'à l'épuisement de son carburant. Ce trajet a été enregistré par les dispositifs électroniques des satellites géo-stationnaires américains.

L'appareil avait-il été englouti "en douceur", ou brutalement? Les recherches entreprises rapidement n'ont pas repéré de débris flottants dans la zone approximative de la disparition. Difficiles, en raison de la profondeur de l'Océan, de l'ordre de 5.000 mètres, et de la superficie à explorer, Elles sont toutes restées vaines.

Mais quelques années plus tard, un aileron fut ramassé par un promeneur sur la côte Nord de la Réunion, et, grâce à un numéro, il fut identifié formellement comme provenant du vol MH370. Il avait été transporté jusque là par un courant connu, se formant dans la zone de la disparition, et circulant d'Est en Ouest, jusqu'à la côte est de l'Afrique et des îles qui sont sur le trajet. Dont les habitants s'activèrent, et firent une récolte de débris d'aéronefs, dont une partie provenait de l'avion malaysien disparu. D'autres objets, susceptibles d'appartenir à des passagers, ont été retrouvés, mais non identifiables.

La dernière recherche a été entreprise par une société de recherche d'épaves "intéressantes", dont la rémunération ne serait versée qu'en cas de succès. à son tour;elle renonce. 

Notre orgueil d'aujourd'hui en prend un coup. Nous sommes ramenés quelques siècles en arrière, où cette perte "corps et biens" était chose courante. Les hommes d'aujourd'hui devront accepter cette atteinte à leur volonté. Mais ils auront fait tout leur possible.

Sceptique

P.S. L'annonce de l'arrêt des recherches a rouvert les blessures, profondes, atroces, de familles de victimes, auxquelles on a opposé l'échec de toutes les recherches, susceptibles de livrer une vérité, "ferme et définitive", expliquant et justifiant le drame. Un père de famille français disait son deuil impossible, et les convictions complotistes qui l'apaisaient. Mais un technicien citait comme très vraisemblable un accident de dépressurisation, tel que je l'envisage depuis le drame.