Le monde n'a pas été soulagé longtemps. Le temps d'une poignée de mois.

Le bras de fer à base de bombes atomiques et de leurs vecteurs (nord-coréens), avait fini par faire fortement douter des engins nord-coréens. Et le Président chinois, Xi Jinping, à son tour, avait fini par convoquer Kim Jong Un, et lui intimer de cesser ses provocations, bidon, ou pas. Du coup, Donald Trump ne pouvait prolonger les siennes.

Les jeux olympiques d'hiver, en Corée du Sud, mais si proches de la Corée du Nord, ont permis à Kim Jong Un d'affficher un enthousiasme, une euphorie, convaincants. La paix par le sport, armature du projet olympique, pourquoi pas? "On" n'a pas dit grand chose sur les performances des participants nord-coréens à ces jeux. Le jeu ne faisait pas partie des valeurs nord-coréennes. Le saut de frontière non plus, mais l'atmosphère confuse en a permis nettement plus à l'occasion des jeux, et de la bonne humeur de Kim.

Il avait même, le pauvre, prêté une douzaine de serveuses aux organisateurs des jeux. Mais, pas folles, malgré l'euphorie durable, elles n'ont pas voulu rentrer au bercail. Il les a réclamées. Mais la Corée du Sud n'a pas abîmé son image en s'exécutant.

Et, du côté américain, sans vraie surprise, le très prévisible Donald Trump, a saisi l'occasion de la mauvaise humeur du Nord-Coréen, pour mettre à la poubelle le projet de rencontre entre lui-même et Kim Jong Un. 

Le "lunatisme" du Président américain y est probablement pour beaucoup. Mais une évaluation plus réaliste de la puissance de la Corée du Nord a du avoir son rôle, aussi. Kim Jong Unétait le seul vraiment gagnant, à bon compte, dans l'affaire.

Je ne pense pas, pour autant, que le conflit retrouvera son acuité d'auparavant. Le bluff a pris l'eau.

Sceptique