Nation par nation, il n'est question que d'ELLE, unique objet d'un sentiment, plus souvent la haine que l'amour. De temps en temps, une pincée de raison. Rare, très rare!

Pourtant, chaque nation composante est évaluée à la vigueur de son attachement à l'oeuvre collective. Aucune ne tire gloire de son ingratitude, la mieux cachée possible.

À chaque jour sa crise européenne. Ces jours-ci, c'était l'Italie. Qui a démérité de l'Union par sa gestion, et a fini par retourner l'accusation, chargeant l'Union de tous ses malheurs.

Le peuple italien en a tiré les conséquences en portant au pouvoir ses anti-européens et ses euro-sceptiques. Mais ce qui en aurait résulté était tellement grave, que le Président de la République italienne, disposant de pouvoirs de sauvegarde, a pris l'initiative d'empêcher la majorité politique de jouir de ses droits. Il faudra qu'elle revoie sa copie, ou qu'elle soit revue par le peuple italien, placé devant sa responsabilité.

Quoi qu'on dise, quand il s'agit de courir au secours de l'Europe, c'est souvent de France qu'arrive le chevalier blanc. Depuis un an (comme le temps passe vite!), c'est notre Président, Emmanuel Macron, qui accoure. Il a, sans tarder, donné son appui au Président de la République Italienne, auteur du Coup d'État européen, selon Jean Luc Mélenchon, celui qui a manqué de si peu la présidentielle de 2017*.

C'est courageux et optimiste, car le collège de médecins qui se penche sur le cas de la patiente Europe, dresse la liste des maladies qui se déclarent l'une après l'autre, et mettent en péril la fragile malade.

Après la brexite, contraignant à une amputation,dans la foulée de la grècite, membre sauvé in extremis, il y a la chronique hongrite, non mortelle, mais source de démangeaisons pénibles, la bruyante crise hispano-catalane, voilà l'italite hémorragique (en euros), ses nécessaires transfusions. 

Mais on l'aime tellement, l'Italie, qu'on va faire tout pour la sauver....si elle le veut bien!

Et nous, la France, comment ça va? Bof! Ça fait mal partout. La coulchite**, que d'autres nomment hypochondrie. On n'en meurt pas, mais on n'est jamais bien, il y a toujours un "pet de travers"! En ce moment, on n'est pas en train.

Mais comme c'est notre Président qui se précipite au secours de l'Europe, nous comptons bien sur l'application du même traitement, avec la même conscience professionnelle.

Sceptique

*JLM a fait, et refait, le décompte des voix....le compte n'y est pas. Mais le Conseil Constitutionnel, complice, s'obstine.

**Du mot d'arabe dialectal algérien "coulchi", "tout"(fait mal).