"Dis-moi qui tu hantes, je te dirai qui tu es....de nouveau, nous sommes en plein dedans. Bien brieffé par Médiapart et son émanation Anticor, le PNF ouvre une procédure à l'encontre d'une créature comme les aime et dont s'entoure le Président Macron, des grosses têtes fréquentées à l'ENA et retrouvées à Bercy.

Comme depuis longtemps, et probablement encore pour longtemps, la méritocratie de la République se reproduit, les grandes écoles voient passer les fils, les filles (un peu moins, encore), de notre "Upper class". Qui ne pratique, ni le dilettantisme, ni la fantaisie, du cours préparatoire, jusqu'au bac. Mention très bien, ou on est nul.

Au delà, ce sont les grandes écoles, l'ENA a remplacé avantageusement Polytechnique, moins adaptée aux carrières politiques. Les derniers efforts sont accordés au classement de sortie. Les premiers resteront les premiers. Et les amis fidèles des autres premiers.

Ainsi grimpa Emmanuel Macron, ainsi grimpèrent ses condisciples, et ceux des générations suivantes. Notre Président quadragénaire est entouré de quadras et de trentenaires bon poids. Ils se comprennent.

Qui se ressemble s'assemble, ces jeunes grosses têtes se fréquentent, forment des couples et des familles, qui s'amarrent à celles qu'elles ont par la naissance.

Mais, c'est sûr, elles forment une aristocratie, où la naissance doit être validée par le diplôme. C'est ce qui la distingue de celle de l'ancien régime.

Ses membres appartiennent à des familles qui comptent au moins trois générations passées par les grandes écoles, et engagées dans la vie politique ou économique, aux niveaux de décision.

Dans l'affaire qui met en branle le PNF, la cible est un "bras droit" du Président (qui en compte un certain nombre) et a le tort d'être le neveu de la patronne de MSC, ce croisièriste qui se fait construire des paquebots géants et luxueux par les chantiers de l'Atlantique à Saint-Nazaire.

Les Chantiers de l'Atlantique sont donc suspendus par un fil dont l'autre bout est tenu, symboliquement, par la tante-du-bras-droit-du Président Macron. Si ce n'est pas grave, qu'est-ce qui est grave? Il est évident, n'est-ce pas, que par le bras droit du Président, peut parvenir à la bonne tante la demande pressante de couper le fil par lequel elle tient les Chantiers de L'Atlantique. Une manie de nos présidents! Ils ne pensent qu'à çà, quand ils pensent.

Heureusement, il y a maintenant le PNF, et ses informateurs bénévoles.

Sceptique