Je n'aime pas ce tribunal de tricoteuses, qui surfent sur la vague du féminisme, ou de l'affreux machisme.

Un violent est un violent, et le reste. Le fond primitif de son cerveau part au quart de tour, et ne se maitrise pas. Le salut des femmes n'est que dans la fuite. Pas dans la tentative aimante de la rééducation. Le premier bleu constaté sur le corps de sa victime aurait du déclencher la recommandation absolue: "partez, séparez-vous, il n'y a pas d'amélioration à attendre.

Mais l'évitement n'implique pas l'exclusion sociale totale. il y a des situations de sublimation de cette violence potentielle, comme la musique, le sport, le travail. Mais pas la vie conjugale. Une femme ne pourra pas faire ce que la mère n'a pas pu faire.

Le chanteur a le droit de vivre de son métier. Il peut ne pas se voir mettre sous le nez, l'acte qu'il n'a pas maitrisé, et a provoqué la mort sans intention de la donner. Ce n'est pas en chantant qu'il va rechuter. 

Quant au procès fait aux hommes, il est multi millénaire. "Nous descendons tous d'une longue lignée de meurtriers"(S.Freud). "elle" ne s'éteindra pas de sitôt!

Les informations nous rappellent tous les jours notre dangerosité. Cette "éducation" doit aboutir à une diminution des crimes par ses deux versants: le contrôle de la violence par les hommes, celui de la candeur par les femmes. La visibilité d'une faille, une paire de giffles, un rapport brutal, doivent être sanctionnés par une rupture. Il s'en remettra. La tolérance sera un encouragement.

Bertrand Cantat doit pouvoir chanter, pratiquer son métier, gagner sa vie. Ce n'est pas dans cette situation qu'il aura à se fâcher. Les procès sont l'affaire de la Justice.

Sceptique