Depuis que l'homme se penche sur son passé, il se demande comment ont pu disparaitre totalement les civilisations dont il contemple les traces, sous forme de vestiges muets.  Sur l'ensemble des continents qui hébergent des hommes, selon eux, depuis "toujours", il leui est relativement facile, connaissant leur violence, de la mettre en cause  dans la disparition définitive de peuples, dont il ne reste que les "artefacts", monuments, cités en ruines, traces d'activités connues, agricoles, monumentales, culturelles...

Découvrant inopinément un continent dont l'homme de l'ancien monde ignorait l'existence, il , notre ancêtre, a pu observer avec quelle vitesse les sociétés qui les réunissaient se sont effondrées sous les coups que leur portaient les découvreurs et conquérants. Il a reconnu sa responsabilité de leur anéantissement, sans pouvoir l'expliquer.

Mais, depuis, explorant les traces de ces civilisations pré-colombiennes, dont certaines avaient disparu, bien avant le débarquement des conquistadors espagnols, la question de la responsabilité de la disparition, sans traces de violence, de ces sociétés, est restée sans réponse. Les peuples concernés avaient-ils été victimes d'épidémies ou de famine? Ou avaient-ils déménagé "à la cloche de bois"? On ne le sait pas avec certitude. Ces peuples n'avaient pas d'écriture, faisant parler leurs monuments.

C'est peut-être dans les aspects irrationnels de nos jugements sur nos propres civilisations, encore bien vivantes, qu'il faudrait chercher des indices, des modes de raisonnement, auto-critiques, ou négationnistes. 

La critique de notre civilisation est évidente, portée par une vague immense. "Elle" a déjà anéanti une bonne partie de notre "niche écologique", et devrait aboutir à la disparition de toute la vie végétale ou animale, hébergée par notre planète, sous l'appellation de "biosphère". Il semblerait, cependant, que nous ne pourrons l'anéantir complètement. La partie microbienne, végétale ou animale, devrait nous survivre, et peut-être (sans nous demander notre avis) recommencer sur le même mode la biosphère, qui n'a besoin de personne pour vivre, prospérer, juste dans la proportion que peut supporter notre planète. Enfin soulagée par notre disparition. Pour de bon, il faut l'espérer.

Voila de quoi mettre du baume sur le coeur des vrais amis de la Nature. Ce qui est frustrant, c'est que personne n'en saura rien!

Sceptique