Cette fête d'un saint vengeur, ou bienfaiteur, comme nous les aimons tant, a pris du retard cette année, mais s'est rattrapée, par la quantité. Mon Dieu, c'

qu'il a plu, mon dieu, c'qu'il a plu!

Et les hommes ont pris ça, comme s'ils ne l'avaient jamais vu!

Il faut dire que le spectacle des dégâts, témoignant de la générosité des nuages, a produit de l'émotion, qui a fait oublier le passé, par endroits pas si vieux que ça.

Quant au passé vraiment très vieux, comme les inondations à Paris, de 1910, elles doivent être oubliées, car elles dérangent les projections sur le climat. Les inondations d'aujourd'hui, comme les sécheresses, annoncent le réchauffement qui nous incombe. Nos ancêtres d'il y a un siècle n'abusaient pas de la bagnole, comme nous autres! Pourquoi étaient ils inondés?

Une bonne question se pose: ne ferions-nous pas n'importe-quoi entre deux inondations?

Je tiens d'une très vieille amie maintenant disparue, qui "faisait" dans l'immobilier, que l'événement de 1910 n'est pas oublié, et que la crainte de son retour est comme un poignard posé sur les reins des architectes et ingénieurs qui construisent à Paris. Son ampleur n'a jamais été approchée. Les travaux faits en amont ont été efficaces, mais ils ne font pas baisser la garde.

Le soleil qui illumine mon jardin donne à penser que les quarante jours de déluge qui doivent suivre une mauvaise Saint Médard pourraient nous être épargnés. Je suis bien d'accord.

Il y a quand même eu beaucoup de dégâts matériels qui ont affligé des français, installés et heureux, sur les chemins des débordements. Ils seront indemnisés, mais des évènements identiques surviennent chaque année, et les assureurs ne connaissent pas de répit. Question hausses de tarifs, les assurés non plus.

À cette occasion comme en d'autres, le réchauffement climatique anthropique nous est mis sous le nez, afin qu'il rougisse, et que nous revenions à la sagesse, la marche à pieds, au mieux,la bicyclette, au moins!

J'y pense, et puis, j'oublie!

Sceptique