La mise en actes par le Président américain de sa lubie de séparer de leurs parents les enfants de migrants, surpris sur le territoire des États-Unis, choque violemment un grand nombre de citoyens américains, qui se sentent humiliés par l'image que montre d'eux leur président*. 

Leur protestation, leur désaveu, sont très nets, sincères, et attendus. Le citoyen américain s'idéalise tout autrement. Il se sait capable de violence, mais ne s'approuve pas, bien au contraire.

L'impudeur de ces cages séparées, contenant, l'une, les parents, l'autre, les enfants, de tous âges, est profondément révoltante. Comment se draper dans la foi chrétienne quand on en arrive là?

Les alliés des américains que nous sommes, limitent leur désapprobation à un Président, qu'en majorité, ils n'aiment pas, et n'auraient jamais élu. Ils ne s'étonnent pas de cette "bavure", qui colle à l'opinion qu'ils ont déjà de lui. 

Une "erreur de casting" qui devrait être corrigée dès que possible. L'homme Trump n'est pas à sa place. L'image qu'il montre est cohérente à sa personnalité, à son intelligence sommaire, sans doute bonne pour compter les dollars, mais pas pour représenter et gouverner les États-Unis, être garant d'un monde libre. Un accident de l'Histoire, le plus court espéré.

La forte réprobation des citoyens américains, frappés dans leur fierté, sera-t-elle suffisante? Parviendra-t-elle à le faire reculer, se désavouer?

L'histoire des États Unis que nous connaissons, que nous accompagnons, a été de multiples fois rassurante, grâce à la victoire du bien sur le mal. Restons confiants.

Sceptique**

*L'argument des défenseurs de cette séparation, est que le destin des parents immigrants clandestins est d'aller en prison. Où il ne peut être question d'y enfermer des enfants. Les places en prison manquant chroniquement, semble-t-il (comme en France!), la solution de camps, ou de cages, séparés, s'imposerait.

**Le scepticisme conduit à ne s'étonner de rien, même du pire, mais de ne pas préjuger de la suite.