Nous jouissons d'un droit écrit, couvrant tous les cas imaginables et possibles, ne laissant que peu de marge aux décisions de juges.

Nos cheminots sont en ce moment en grève "perlée", c'est à dire, ni totale, ni continue. Elle fait ch--r les usagers, mais ne les asphyxie pas, ni dans les trains, ni dans les rues.

Grâce à l'imagination de leurs syndicalistes, et à leur force de persuasion, ils disposent de jours de congé supplémentaires, en plus des jours légaux,au prorata des jours de travail.

La participation à la grève étant irrégulière, l'employeur SNCF a supprimé aux grévistes des jours de congé payés liés à leur activité réelle.

Il ne faut pas être surpris qu'ils l'aient trouvé mauvaise, et les syndicats ont agi en justice. Celle-ci leur a donné raison et a intimé la SNCF de régler ces jours de congés "en l'air". Dura lex sed lex. Celles que se sont fait accorder les agents des entreprises publiques sont aussi raides, sinon plus, que les générales.

D'aucuns seront enclins à penser qu'une deuxième Révolution permettrait de faire le ménage des privilèges accordés depuis la première, la Grande.

Elle nous a coûté trop cher pour qu'on se permette un "remake". Il faudra trouver une autre solution. Dont j'attends l'invention de quelqu'un d'autre. Il est patent que le système démocratique français n'a pas ce pouvoir. Il peut donner, mais pas reprendre....enfin, pas à n'importe qui!

Sceptique