Notre monde est bouleversé par un événement énorme: un prêtre, chargé de baptiser un enfant déjà réactif, a essayé de calmer la discutailleuse par....une claque?...deux...?

L'histoire ne dit pas si Dieu a entériné cette intronisation dans la religion fondée par son fils, mais le monde humain comme un seul homme, y voit l'abomination des abominations. Ce prêtre a-t-il fondé l'État chrétien, sur le modèle de l'État islamique?

La montée en mayonnaise de tout fait ordinaire, pour peu qu'il implique un religieux, montre, pour commencer, que la structure de toute religion est massivement ignorée, et jetée à la poubelle avant toute réflexion.

Il est patent qu'un prêtre de notre vingt-et-unième siècle ne peut fonctionner comme le fondateur du christianisme, qui avait un projet, et a dosé savamment la bonté et la sévérité.  Un prêtre applique le programme, tacitement accepté par le sacrement du baptême.

En raison de la fragilité de la vie humaine, il a longtemps été immédiat, dès la naissance, avant toute "connaissance", de quoi que ce soit, et l'effrayante mortalité maternelle a justifié la désignation d'un parrain et d'une marraine. 

Peu à peu, au fil des progrès de la médecine et de l'espérance de vie, "ON" s'est moins pressé de se soucier de l'âme du nouveau-né. Le début de l'été était plus favorable aux fêtes de famille. Les protestations de l'impétrant étaient banales et tolérées. L'enfant protestait, l'officiant restait impavide, les yeux fixés sur la procédure.

Notons que le prêtre qui a bouleversé le monde, qui s'est détourné du foot des quarts d'heure par ci, par là, pour s'occuper de l'éthique sacerdotale, en grand danger, est âgé de 86 ans ou plus. Personne ne s'émeut qu'il ne soit pas encore à la retraite! Entre les valeurs enregistrées dans sa jeunesse, et la fatigue liée à l'âge, il est plus réactif. Qui est la plus maltraitante? La religion, ou la Société? Il n'y a pas photo! Il suffit de lire le journal, pas trop rarement.

Sceptique