Ça a commmencé en Centrafrique, ce pays misérable, maintenant, divisé entre ses musulmans et ses chrétiens, et où les français, en uniforme ou en blouse blanche, ont été accusés de n'être venus là que pour "se taper des filles".

Ça c'est prolongé par l'ONG OXFAM, engagée à Haïti, dont elle a du se retirer, tellement étaient insistantes les rumeurs d'un dévoiement de l'objectif des humanitaires, "avoir" des filles, au lieu de les nourrir, de les soigner.

En Centrafrique, ex colonie française, notre sentiment de responsabilité nous a fait intervenir militairement, l'ONU déjà engagée avec des contingents armés divers, ne parvenant pas à ramener l'ordre, la sécurité, le cessez le feu entre les factions. L'intervention française permit effectivement de réduiire l'insécurité, mettre fin aux combats entre musulmans et chrétiens.

Mais quelques semaines plus tard, ce furent les fonctionnaires onusiens eux mêmes qui répandirent des accusations de viols, commis par les militaires français. L'enquête ne put soupçonner que les faits banals de  prostitution, qui accompagne depuis des siècles ou des millénaires les troupes militaires en campagne.

L'action judiciaire se conclut par un non-lieu. Aucune femme n'avait été violentée.

Le dernier "scandale" implique Médecins Sans Frontières, une ONG vouée aux soins de toutes catégories, des blessures de guerre aux états de sous, ou mal, nutrition.

Les humanitaires réputés se seraient transformés en "petits cochons", uniquement préoccupés d'assouvir leurs pulsions génésiques.

Certains parleront de complot général. Une mode, un mimétisme, sont plus probables, mais tout aussi préoccupants. Car jeter le remède n'améliore pas le mal qui a motivé le traitement.

Ceux qui lancent ces accusations ne seraient pas capables de prendre la relève des accusés. La seule issue qu'ils désignent est celle de l'abandon, immédiat et général. Au profit de qui?

À suivre, avec attention.

Sceptique