C'est le sentiment que l'actualité laisse supposer, avec sa multiplication d'agressions à l'encontre de policiers, en service, ou hors service.

Leur état de policiers n'étant pas secret, vivant dans un milieu ouvert, ils ou elles, ils et elles, sont pris pour cibles dans leur quartier de résidence. Quant à ceux qui ont eu la gachette trop rapide lors d'une agression, ils voient au dessus de leur tête deux foules vociférantes, l'une qui les applaudit, l'autre qui les accuse, et demande leur mise en prison. Dans leur dernier cas, il s'agit d'un CRS. Les faits sont CONTRE LUI l'équilibre de la balance de la justice, justifie qu'on charge le plateau le plus élevé. Un commentateur d'un média (LCI) juge même qu'un CRS est présumé incompétent en matière de police locale. Il n'a d'autre mission que le maintien de l'ordre.

Son acte, avoir tiré sur un voyou connu, refusant un contrôle, et faisant une marche arrière pour se débarrasser des flics importuns, a entrainé la mort du voyou, et.....la mobilisation de tous ses amis de son quartier, ce qui a valu à la ville de Nantes une X et unième émeute gratinée, très destructrice.

Il est normal qu'un flic qui a tiré et tué sa cible en rende compte à la justice. Ses collègues en attendent la reconnaissance de la justification: légitime défense, refus d'obtempérer. Il y a toujours un "mouvement d'opinion" prônant le désarmement des policiers, mais il ne fait pas le poids face à l'évidence: les voyous sont armés, il doit y avoir égalité des risques et des chances! Et même, un plus en faveur de l'ordre public.

Il n'est peut-être pas nécessaire de faire trainer la décision, toujours susceptible d'un appel! Les policiers ont besoin de la présomption de leur valeur professionnelle. La présomption inverse reste trop fréquente!

Sceptique

P.S. La garde à vue du CRS auteur du coup de feu mortel, a obtenu un résultat: L'auteur du coup de feu en est arrivé à penser qu'il avait peut-être tiré à tort, accidentellement. Ceux qui voudraient sa peau l'accablent encore plus. Il ne perdrait rien pour attendre? J'espère qu'il sera protégé!

P.S.2 Tenir pour certaine la volte face du CRS impliqué, au bout d'heures de garde à vue,  de questions autant de fois répétées que nécessaire, ne me semble pas très solide. À l'avocat du mis en examen, maintenant. Le secret met pour un temps la vérité entre parenthèses. À suivre?