Je me reposais cette question banale, à l'annonce d'un Nième coup de force du Président des États-Unis, Donald Trump, qui ne connait que ça, et le met en actes, si les protestations (de ses conseillers), ne sont pas trop vigoureuses.

Mais en alimentant la question du bellicisme de Donald Trump, j'ai découvert des chiffres stupéfiants se rapportant à l'histoire des États-Unis.

En seulement 239 ans d'histoire indépendante, 222 comprennent une guerre. QUATRE-VINGT-TREIZE POUR CENT!Plus souvent contre les tribus indiennes et les concurrents européens du colonisateur anglais, première cible des indépendantistes américains. Les espagnols possédaient des enclaves sur le territoire "simplifié" des États-Unis. Ils eurent droit à en être chassés. Nous, français, fort occupés par nos affaires européennes, et pas vraiment très attachés à nos conquêtes, avons réglé le problème par un chèque. À la hauteur?Pas à la hauteur? Le temps n'est plus aux regrets.

Les États-Unis, es-qualité, sont donc très belliqueux, ils ont' "la gachette facile". Leur pacifisme n'est qu'un sous-produit, quand les désireux d'en découdre "ont cherché leur salut dans la fuite".

Pour le moment, le Président américain n'est pas vraiment passé aux actes guerriers, ni en Corée*, ni au Mexique, ni au Vénézuela, ni ailleurs. Des menaces, des "moulinets", mais pas plus. Le plus sérieux, la guerre économique déclarée au reste du monde, si elle est réelle, ne fait ni bruit, ni dommages visibles. Le grand ennemi, la Chine, le principal rival commercial, est provoqué par des hausses massives de tarifs douaniers. L'OMC et ses règles sont envoyées à la poubelle.

Bien sûr, la Chine rend aux États-Unis "la pareille", et l'Union Européenne, également maltraitée, se défend avec les même armes.

Les économistes semblent s'accorder sur un plus important dommage à l'économie américaine, que l'inverse. La note, "salée", sera payée par les électeurs américains. Tout le monde rêve d'une ouverture des yeux américains, avant la prochaine échéance. 

Il me revient le souvenir d'un dessin animé: des petits êtres parvenaient à entraver les pieds d'un géant, qui tombait de tout son poids, projetant la terre, autour de l'excavation produite par le choc. Ah, le pouvoir du dessin animé!

Prémonition?

Sceptique

*Comme je l'ai proposé dans mes billets consacrés à la Corée du Nord, la fin de la crise résulte de la reconnaissance de ses échecs dans la mise au point d'un vecteur fiable, capable de remplir la mission pour laquelle il est conçu. Le monde, dans son ensemble, a évité d'humilier le fanfaron, a applaudi son revirement pacifiste. Lui et son peuple (non consulté) ne courront plus de risque. Le protecteur chinois a contribué de tout son poids à cette issue.