L'automédication par la jeune femme, de douleurs abdominales, par un antalgique commun, très consommé en France et dans le monde, et capable de déclencher une hépatite foudroyante, est une hypothèse plausible, consolidée par les résultats de l'autopsie.

Cette cause du décès n'excuse pas la faute humaine de la régulatrice des appels au SAMU. La tonalité de la plainte, le manque de mots, sont de bonnes raisons de se méfier, et de confier la plaignante à une équipe médicale. Si on ne peut pas la situer exactement, il y a eu un moment où la perte de chances s'est constituée.

Je ne vois pas comment les parents de la victime pourraient  faire réfuter les résultats de l'autopsie, qui doit comprendre l'anatomie pathologique du foie, et les recherches de substances toxiques. Il y a eu perte de chances, la carence du samu, il y a eu malchance (l'idiosyncrasie au paracétamol est réellement rare, mais non moins réellement gravissime).

Il y a eu une faute humaine, il n'y a pas eu de faute médicale.

Sceptique