Je n'écarte pas un lien psychologique entre les récentes secousses imposées au gouvernement français par les médias et les partis d'opposition, et les résultats, médiocres pour la République, triomphants pour les lobbies de l'automobile, de la réduction à 80 kmh de la vitesse maximale sur nos routes secondaires, sans aménagements de sécurité.

Voilà un mois que la mesure est applicable, avec toute la douceur possible, toutes les précautions verbales, et les radars impliqués rougissent. Pas de honte, mais de surmenage.

Priés instamment de fermer assez leurs yeux pour ne pas voir les plaques d'immatriculation sur les images radars, nos policiers voient tout, et rien, en même temps.

Autrement dit, la réduction à 80kmh de la vitesse des automobiles sur ces routes n'est respectée par personne, ou presque, mais ça ne coûte pas un sou aux contrevenants volontaires.

Il n'y a pas qu'aux infos qu'on se paye la tête de Macron et de son gouvernement. Chaque mètre carré fait la nique à un pouvoir légitime, mais en instance de destitution, système routier inclus.

Que peut-on attendre de bon d'une glissade vers l'anarchie, vers le refus par tous de toute règle sociale?

Ce n'est qu'un niveau de plus dans la glissade, préparée par les défaites acceptées. Qui prennent deux formes, l'active, et la passive, la résignée.

Signe prémonitoire à prendre en compte: Madame Julie Gayet nous fait savoir que François Hollande voit pour lui un retour triomphant. J'espère bien ne pas vivre ça!

Sceptique