Les deux derniers cas, en Bretagne, et à Paris, se sont conclus par la mort d'hommes, les délinquants, et celle, professionnelle, des représentants de la Loi. En Bretagne, le dindon de la farce n'était qu'un misérable CRS, se trouvant là par hasard, et ayant fait du zèle en tirant sur le récalcitrant, usant de sa voiture pour se débarrasser de l'importun gardien de l'ordre. Lequel a défouraillé, et blessé mortellement le conducteur vexé.

La justice lui est tombée sur le dos dans l'instant, a mis son mouchoir sur la manoeuvre de fuite, et a condamné le défenseur de la LOI. Dont le défenseur n'a rien pu faire.

L'affaire suit son cours, dans les arcanes de la justice, autrement dit, la jungle.

La seconde vient de se passer dans les rues de Paris. Un refus d'obtempérer, une course poursuite, permise par la collaboration d'un quidam en scooter, et conclue, d'abord par des manoeuvres du poursuivi pour se débarrasser du poursuivant, ensuite par des tirs du policier menacé par le chauffard. 

Un tir de pistolet a mis fin aux faits, et là, encore, la justice, en attendant d'en savoir plus, du Bon Dieu, peut-être, a placé l'agent de police au purgatoire. Non mais alors?

J'ai entendu l'avocat de l'agent de police, outré de la suspension sans traitement d'un représentant de la Loi ayant agi légalement, conformément aux plus récentes instructions. Il a, bien sûr, fait appel de cette décision administrative, mais il a souligné les faiblesses de cette décision, faisant, dans un premier temps, du délit de fuite, un acte véniel.

Nos policiers se plaignent chaque jour du manque de soutien de la Justice. Qui dispose d'une liberté d'appréciation. Mais qui semble univoque.

Il faudra revoir cette question, revenant chaque jour sur le tapis.

Sceptique