En dépit des torrents de macron-bashing de ces derniers jours, le Président est apparu ce matin tout souriant, et paraissant en pleine forme. Il venait de s'entretenir pendant une heure, ou plus, avec Jean-Luc Mélenchon. Qui s'affirme, depuis son discours de Marseille, l'ennemi N°1 et l'éliminateur, à terme, du Président Macron.

Qui a dit, à tous les témoins présents: "nous avons des différends politiques, mais nous ne sommes pas ennemis!"

On ne voyait pas la tête de celui qui a affirmé le contraire il y a deux semaines ou un peu plus. Ce n'est pas grave, nous sommes dans la comédie du pouvoir. À cet instant le Président était l'amuseur, "mettait en boite" l'homme politique qui s'est posé à l'inverse.

Je pense que aucun des deux interlocuteurs ne livrera le contenu de leurs échanges. Je doute qu'ils aient été amènes et cordiaux. Polis devrait être suffisant. Nous ne connaitrons pas, non plus les effets physiologiques de l'entretien sur les deux rivaux : pouls, tension artérielle, sudation. C'est de l'ordre de l'intime.

Mais l'utilité d'une telle rencontre est évidente. Elle ne peut que calmer le jeu un moment. Les amateurs de campagnes perpétuelles, très nombreux en France, devront attendre la fin de la pause.

J'aimerais qu'Emmanuel Macron en profite pour parler aux français, leur dire où en est le pays, et vers où il va, sous sa conduite. Comme le Président a beaucoup de concurrents sur ce chapitre,mais a l'avantage d'être le chef de l'orchestre, il a intérêt à parler le premier, avant les nombreux devins.

Sceptique