J'ai le tort de ne pas consulter lchaque jour la version numérique de mon quotidien régional. Je l'ai fait ce matin, et je ne le regrette pas. Il y est question de "la ferme aux mille vaches", réalité, aujourd'hui, après une lutte musclée et judiciaire, menée par les partisans du "small is beautiful".

La lutte était si âpre, si violente, malgré l'absence de tout argument rationnel, que je n'étais pas optimiste sur l'avenir du projet.

Mais il a réussi, malgré la coalition, qui avait pourtant mis en branle la puissance publique. Cette dernière, en la personne du préfet, n'avait pas pu faire juridiquement mieux que diviser par deux le projet.

La légalité avait pris un coup, il n'y a aucune loi qui limite les effectifs des troupeaux. Mais la légalité, de nos jours, en France, on a plutôt tendance à s'en tamponner le coquillard. Le rapport de forces a toujours ses chances.

Dans ce conflit particulier, le mégotage a abouti à un projet divisé par deux, mais l'obstination de son réalisateur a abouti....à ses trois quarts. Il n'y aurait que cinq cents vaches. Il y en a eu au bout du compte un peu plus, et de dénonciation en amende, il y en a aujourd'hui près de huit cents.

Et ça marche, la production de lait à un prix rentable donne satisfaction à ses exploitants. Ce qui fait enrager les opposants, qui veulent, selon le Courrier Picard, repartir à l'assaut.

Comme le disait Nicolas Hulot, "il faut changer de modèle de développement". Aller fermement au sous développement. On rétabliera un Ministère du Ravitaillement, et le rationnement de l'alimentation.

Oui, Oui, Oui, disent hypocritement les responsables politiques, aux militants malthusiens. Car ils savent qu'à partir d'un certain niveau de disette, ils se prendront une raclée aux élections (ça peut arriver à tout le monde, bien pensant, ou non).

Mais on voit bien que la peur du changement climatique trouble l'opinion, qui ne sait plus à quel saint se vouer. Entre la fin du monde et la faim du monde, il faut choisir, et le choix est cornélien.

C'est dans l'espace laissé ouvert et accessible, que des solutions comme la ferme à mille vaches se faufilent.

Je suis de ceux qui disent "tant mieux", car je ne crois pas que la majorité des hommes choisira héroïquement la misère et la disette.

À moins que les totalitaires en la matière parviennent à prendre le pouvoir et imposent la pénurie générale. Ça vient d'arriver sur l'autre rive de l'Atlantique Sud.

Je suis sceptique (normal) sur leurs chances d'y parvenir, mais je peux me tromper. Ça ne dépend pas que de moi.

Sceptique