Le Président Emmanuel Macron a connu une jeunesse, à la fois brillante par ses dispositions, et par son environnement familial et scolaire, favorable à ses performances intellectuelles. Mais la facilité avec laquelle il est parvenu aux niveaux les plus hauts de notre enseignement, n'est pas répandue à l'ensemble de la population, dont il a la charge comme Président de la République.

Si, en principe, chaque citoyen dispose de la liberté de choisir les bases de sa vie, et l'essentiel de son avenir, cette liberté peut rencontrer des obstacles à son épanouissement. Qui s'appellent études, diplômes, expérience.

Ce sont ces obstacles, propres au sujet, ou à son environnement familial, social, géographique, culturel, qui créent les différences au terme de l'enfance et de la jeunesse. L'égalité des chances n'est que formelle. Elle n'est jamais "réelle".

Il est sûrement plus difficile d'arriver à la fonction présidentielle qu'à celle d'aide-jardinier. L'environnement de la jeunesse permettant d'accéder à la première, ne peut qu'être différent de celui qui ne peut viser qu'à être aide jardinier.

L'élection à la Présidence de la République d'EMManuel Macron était justifiée, méritée, et sa compétence à exercer pleinement son mandat, sans le moindre doute. Mais ce n'est pas seulement une tâche d'administrateur, mais aussi une fonction politique, qui en diffère totalement: "elle" est permanente, 24 heures sur 24, et à 100%. C'est sûrement le plus difficile à observer. Emmanuel Macron a des réflexes de compétiteur, par moments, alors qu'il est élu et bien élu.

En tout cas, se projeter dans la problématique de ses administrés, ne fait pas partie de ses obligations, lui porte tort, ternit son image, dont il a besoin.

Je souhaite qu'il en tienne compte dès que possible, et qu'il accomplisse son quinquennat comme il en est capable, comme ses électeurs l'attendent.

Sceptique